C.Ouali (Montauban) « Une seule idée en tête : finir champions »

C.Ouali (Montauban) « Une seule idée en tête : finir champions »

27 avril 2022 2 Par Nicolas Portillo

En l’emportant 2 buts à 0 sur la pelouse de Cazes, les hommes de Chaïb Ouali ont conforté leur place de meilleur second en Régional 2 (retrouvez les résultats du week-end par ici). Cependant le coach Tarn-et-Garonnais voudrait monter en R1 par la grande porte et rafler le titre de champion au nez de Biars Bretenoux. De quoi nous proposer un final haletant avec notamment un Montauban-Biars Bretenoux dans onze jours !

On va d’abord revenir sur ce succès 2-0 à Cazes le week-end dernier. Un succès qui s’est dessiné en fin de match. On peut dire que vous avez dû batailler pour l’obtenir !

Ah oui c’est toujours compliqué de jouer sur le terrain de Cazes. C’est un terrain très petit avec énormément de densité. L’équipe qui va jouer là-bas doit savoir être patiente et attendre son heure pour pouvoir l’emporter. J’ai étudié et je connais un peu le contexte du club et son environnement. En étudiant ce match, je savais que ça pouvait prendre du temps, mais qu’il fallait rester rigoureux.

C’est exactement ce que vous avez su faire pour scorer au bon moment du coup !

C’est ça, on a scoré à 20 minutes de la fin le premier but. Ensuite, on a mis le second dans les dernières minutes. On n’a pas été réellement mis en danger, mais il fallait trouver la clé pour déverrouiller la porter.

Et justement en voyant les minutes défiler et ce score rester nul et vierge, en sachant que Biars Bretenoux avant déjà gagné, est-ce que vous ne commenciez pas à craindre une mauvaise opération avec un match nul à Cazes ?

Non franchement, ce n’est pas pour faire la mauvaise langue, mais je n’ai jamais douté de l’issue du match. Quand je suis concentré sur le match, pour moi c’est tout ce qui compte. Un match se joue jusqu’à la 95ème minute. Je savais qu’on aurait des opportunités et qu’on pourrait le faire. Personnellement, je n’ai pas le temps de réfléchir au contre-coup. Je savais qu’on pourrait le faire. Il faut se dire que derrière il reste cinq matchs à jouer encore. Avec mon discours d’avant-match, c’était exactement le schéma que j’avais prévu durant cette rencontre : que ça allait être dur, qu’ils mettraient de l’intensité, qu’ils allaient être agressifs, dans le bon sens, pour récupérer le ballon. C’est aussi un derby donc on sait qu’en jouant le Montauban FC dans un derby, la motivation est forcément décuplée. Tout ça, on le savait.

Avec cette victoire, vous restez deuxième avec un point de retard sur Biars Bretenoux. Il reste cinq rencontres à jouer. Vous êtes les mieux placés pour monter en tant que meilleur deuxième. Est-ce que vous commencez à visualiser cette montée ou pas encore ?

Non rien n’est encore validé officiellement. Ce ne sont que les deux meilleurs seconds qui monteraient sur les quatre poules. Nous n’avons qu’une seule idée en tête, une seule ambition : de finir champions de notre poule. On veut la première place et on travaille dans ce sens. On ne pense pas à la deuxième place. On sait que ce week-end, ça sera un match déterminant à Cahors. Ensuite, on recevra le 7 mai Biars Bretenoux. Une rencontre qui sera peut-être le tournant du championnat.

Votre objectif est donc d’arriver à portée de tir de Biars ce 7 mai …

Oui parce qu’après Biars joue ce week-end contre Bressole qui a fait 4-4 contre Cahors. Ensuite ils reçoivent Cahors. Le championnat n’est pas joué. On ne peut pas dire qu’une équipe a davantage de chances de finir première plutôt qu’une autre. Tout est jouable sur ces cinq derniers match. Il faut les jouer en toute humilité et avec une certaine réflexion sur tous les match.

Même si bien évidemment le match contre Biars risque comme vous dites d’être le tournant de cette saison…

Oui. Ça sera le tournant de la saison qui peut basculer dans un sens comme dans l’autre. On sait qu’on a un ascendant psychologique. On leur a infligé leur seule défaite en championnat en allant gagner chez eux 1-0. On était à 14 points de retard au 1er Janvier et on revient à un seul point aujourd’hui. On sait donc quand quel camp est l’ascendant psychologique.

Vous évoquez la période où vous étiez en retard sur Biars en janvier. Beaucoup de bookmakers n’auraient pas pariés sur vous au Nouvel An. Qu’est-ce qui vous a permis d’enchaîner toutes ces victoires ?

Après déjà il faut rappeler que nous sommes invaincus. Nous sommes la seule équipe à être invaincue dans toute l’Occitanie. Dans les championnats N3, R1, R2 et R3 nous sommes les seuls ! Par contre nous avons eu du mal en début d’année car nous avons fait le choix de jouer la Coupe de France à fond. On perdait un peu d’énergie en Coupe avec cinq matchs nuls en début de saison. On a choisi de jouer cette Coupe de France à fond. Ce qui nous a valu ce 32ème de finale. Un moment inoubliable que l’on a vécu fin décembre. Malgré l’élimination, cet épisode nous a permis de nous relancer au mois de janvier et d’enchaîner uniquement des victoires et un seul nul depuis janvier. L’élément fédérateur et constructeur, c’est ce moment de Coupe de France où nous arrivons à faire venir 4200 personnes au Stade.

Oui après l’avantage de la Coupe de France, en ayant affronté des équipes comme Toulouse Métropole et La Roche, vous avez pu vous frotter à des matchs à suspens pour une potentielle montée en fin de saison.

C’est exactement ça. Et même, deux semaines plus tard, on jouait Biars chez eux et c’est l’équipe qui a su gérer ses émotions qui l’a tout simplement emporté.

Gérer ses émotions, ça sera donc votre maître-mot auprès des joueurs lors des cinq derniers matchs…

C’est ça. Ne pas griller les étapes, se précipiter et gagner le match dans la tête avant de l’avoir joué. Il faut jouer les matchs comme ils viennent étape par étape. Cette semaine on passe à Cahors, ça sera la seule idée que nous aurons en tête.