Dans le cadre de cette 22ème journée de Régional 2 (retrouvez le récap de cette journée ici), Biars Bretenoux reçoit une équipe de Bressols qui a faim de points pour jouer le maintien. Un match loin d’être gagné pour Patrick Gauthier et ses troupes, avant de se frotter à leur rival, Montauban .

Ce samedi vous recevez Bressols. Ça a tout du match piège pour vous, notamment lorsque l’on voit leur très belle performance le week-end dernier contre Cahors où ils ont donné du fil à retordre à Cahors avec un score nul de 4-4.

Il reste cinq matchs et tous les matchs sont importants et ils valent tous la même valeur mathématique. Que ça soit Bressols, Montauban, Cahors, Cazes ou Tournefeuille, je les aborde comme des pièges. J’ai eu l’occasion de croiser quelques causeries avec des textes sur les murs « Pourquoi pas nous ? », « Pas débattre, mais les abattre. » J’ai croisé des petits mots sympathiques mais qui ne sont pas dénués de sens. Pourquoi pas eux ? Les joueurs s’en doutent maintenant. On est en tête depuis le début. Que ça soit Bressols, Montauban ou Cahors, est-ce que j’ai la place de le préparer différemment ? Les renseignements existent et les forces en présence ne sont pas les mêmes. Mais aujourd’hui les forces ne sont plus techniques et physiques, mais tactiques et mentales. Si on est un peu défaillants mentalement, les clubs comme Bressols ont besoin des points du maintien. Peu importe l’adversaire, je me préoccupe de nous. Aujourd’hui, ce qui nous arrive peut être très grand. La comparaison est obligatoire avec Montauban.

Quel constat vous faites justement de cette comparaison contre votre concurrent direct pour le titre et la montée ?

C’est la métropole de Montauban contre deux villages de 1500 habitants : Bretenoux et Biars. Sincèrement au début de saison, nous avions des prétentions d’être le plus haut possible sur le podium. Aujourd’hui, faire le parcours en tête avec deux villages de 1500 habitants, c’est une belle surprise. Mais pour moi, on ne lutte pas avec les mêmes armes que Montauban ou Cahors. C’est écrit sur leurs maillots : Montauban c’est 61 000 habitants et leur sponsor c’est la métropole de Montauban. On sait que tous les matchs ont une histoire. Pour l’instant je ne me cache derrière rien. Nous avons des qualités que nous faisons valoir depuis le début puisque nous sommes en tête. Mais j’évite d’être trop bavard. Cette pression à travers le calcul de la deuxième place, alors que nous sommes premiers, c’est étonnant mais aujourd’hui les joueurs sont là-dedans. Comme moi, ils sont au fait que ça peut être grand ce qui peut nous arriver. Mais la marche est encore haute. Il reste cinq matchs et quinze points à prendre. Quand je les entends, ils ont compris. Nous sommes sur des périodes de réglages, de récupérations pour éviter les blessures et les cartons. Mais finalement, les autres font la même chose.

Et pour revenir au match de Bressols, comment l’avez-vous préparé ?

Pour Bressols, je n’ai pas de plan particulier. Le seul plan c’est d’avoir les trois points. Mais ça fait un moment ça. Nous sommes à 17 victoires avec 54 points, la meilleure attaque et la deuxième meilleure défense. Sur un match comme ça, oui mon sentiment est que l’on doit gagner. Mais en face, il y a un adversaire que je respecte et qui, comme pas mal d’entre eux, va nous mettre en difficulté. A nous de trouver la bonne faille au bon moment. Après je veux jouer ce match avec beaucoup d’humilité, comme nous en faisons preuve depuis le début de la saison. On sait d’où on vient. J’ai une équipe. De la patience, j’en n’ai que de la première à la 95ème. Si on marque à la première, je ne vais pas attendre les dix dernières minutes pour dire que les autres vont craquer.

Le calendrier vous fait affronter Montauban lors de la prochaine journée. Une rencontre déterminante pour la fin de saison qui aura sa petite particularité tout de même non ?

Je ne suis pas équipé de la même manière. Je sais que j’ai besoin de tout le monde, et tout le monde se concentre sur chaque match. Évidemment, tout le monde parle du match de Montauban qui aura une importance mathématique entre nous deux. Mais la route sera encore longue. Si je viens perdre à Montauban, je devrais accepter cette défaite. Derrière de toute manière, je joue Cahors, Cazes et Tournefeuille donc je ne peux pas m’éviter de penser aux matchs d’après. Si on lâche les chevaux et qu’on se trompe, on peut perdre une partie de l’objectif qui s’est tracé au fur et à mesure.

Et pour cette rencontre de Montauban, vous pourrez-vous même mettre la causerie « Pourquoi pas nous ? » pour être les premiers à battre le MFCTG cette saison …

A les battre et finalement, même si je lis ce qu’ils racontent, ils sont toujours derrière nous. Dans l’interprétation de l’article (retrouvez l’interview du coach de Montauban par ici), ils n’avaient pas 14 points de retard. Ils avaient des matchs en retard et ont fait le travail comme il faut pour revenir en régularisant leur calendrier. Mais en disant qu’ils avaient 14 points de retard, ça donne l’impression que nous avons calé quelque part et qu’ils se sont refait la cerise pendant ce temps. Nous sommes restés devant. Ils n’ont pas eu de défaite, c’est une certitude. Mais pour moi, ils ne nous ont pas repris 14 points.

Oui ce n’est pas Biars Bretenoux qui a perdu 14 points en route, mais Montauban qui a rattrapé comme il se doit ses matchs en retard !

C’est ça, parce que dans l’interprétation, ils me font sourire. C’est le jeu du chat et de la souris, mais nous n’avons pas la pression. Nous sommes forcément dans l’humilité et nous, ça nous est difficile de gagner tous nos matchs. Il nous faut tous les ingrédients. On est devant, on doit l’assumer et nous avons un cador aux trousses donc nous n’avons pas le droit de nous tromper. Aujourd’hui mon discours a forcément un peu changé, mais les joueurs, aujourd’hui, je n’ai pas besoin d’appuyer là où ça fait mal. Ils le savent. Et tellement que nous sommes aujourd’hui dans le soulagement des choses bien faites. Maintenant il faut les faire durer sans se tromper. Celui qui a un égo surdimensionné, il redescend de suite car il n’y a pas la place chez nous. Il faut faire étape par étape, et Bressols, ça en est une. Lors du match aller à Bressols, je n’avais pas l’impression de jouer une équipe qui jouait le maintien. Mais plutôt une équipe travailleuse et athlétique. Le score de 5-0 pour nous était exagéré sur l’ensemble de la partie. On a une attaque qui marche bien mais qui sait aussi dénoué un résultat. Là c’était noué avec un bloc solide. Sur deux coups, nous sommes passés devant et ça nous a libéré.