Après un revers cinglant à Balaruc le week-end dernier, la réserve de l’US Colomiers a su se reprendre ce samedi en l’emportant 2-0 lors du derby contre l’US Pibrac. Lors d’un match important dans la lutte pour le podium, l’équipe d’Antony Oillo a marqué trois points importants pour la dernière ligne droite.

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Vous l’avez emporté lors du derby contre l’US Pibrac, un adversaire qui réalise une très belle saison. C’était un bon moyen de se relancer après la défaite à Balaruc !

Pibrac fait une très belle saison. Ils ont dans le groupe cinq joueurs que j’ai coaché quelques années. C’est un match que nous avons pris très au sérieux avec une équipe remodelée chez nous. Ces derniers temps, j’ai pour mission de renforcer notre équipe réserve numéro deux en Régional 2, qui jouait contre Fonsorbes. Ils ont eu un bon résultat hier à Fonsorbes. La mission a été doublement confortée avec notre victoire contre Pibrac. J’ai fait un peu de sacrifice si on peut dire ça, chose que je fais depuis trois semaines. Certes le score fleuve à Balaruc laissait penser qu’on avait lâché le match. J’en ai eu des échos.

C’est vrai qu’un revers 6-0 c’était assez lourd, Balaruc ne vous a pas laissé la moindre chance …

J’avais un gardien qui était blessé. L’explication est là. Ce week-end, j’avais le gardien de l’équipe de Régional 2. Il a fait une grosse prestation. J’avais également des joueurs qui n’avaient pas l’habitude d’être avec moi. Ils ont été bons et performants, et on a eu le résultat avec. En première mi-temps, nous avons su maîtrisé Pibrac. On peut citer notre buteur du soir, Akpa Akpro. Un joueur de 38 ans qui a marqué un doublé. Je trouve ça beau. Il mérite qu’on lui fasse honneur. On a su maîtriser la première mi-temps, et en seconde, les Pibracais sont venus avec de meilleures intentions et étaient un peu plus virulents. On a su résister, contenir le match et préserver le résultat qui était important pour nous.

Cette victoire vous permet au passage de laver l’affront du week-end dernier…

J’ai toujours une phrase qui résume un peu le contexte d’avant. Quand j’ai fait ma causerie d’avant-match, j’ai marqué « essuyer l’échec de Balaruc » et essayer de se maintenir dans les cinq premiers. C’est notre place.

Justement avec ce succès vous restez quatrièmes, mais vous vous rapprochez un peu du podium et notamment de la deuxième place. Après Balaruc le podium paraissait éloigné, maintenant il semble à votre portée !

Oui. Depuis que je suis à la tête de la R1, je n’ai pas la prétention de monter. Nous avons fini deux fois premiers, avec le contexte sanitaire que l’on connaît. Je ne peux pas monter. J’en suis conscient. Je suis là pour former mes joueurs qu’ils aillent au plus haut niveau et notamment notre équipe de National 2. Même si des joueurs partent dans d’autres clubs, j’espère qu’ils vont partir vers une National 3 voir plus haut. Je suis dans la formation tout simplement.

Ça reste dans le schéma de Colomiers de former des joueurs…

C’est l’esprit du club. Je n’ai pas d’autres alternatives. Moi, les joueurs font deux-trois ans avec moi, après ils sont obligés de sortir.

Même si vous n’avez pas de prétention de montée, chose qui ne serait faisable que si votre équipe fanion était en National 1, avoir une équipe qui joue le haut du tableau, c’est un meilleur gage de pousser la porte de l’équipe fanion derrière !

Bien sûr. J’œuvre chaque année pour ça. Cette année, j’ai fait monter cinq joueurs de mon groupe en National 2. Je ne peux pas faire monter tout le monde mais j’œuvre pour ça en tant que coach de réserve de National 2.

Vous pouvez d’ores et déjà vous tourner vers la prochaine journée de Régional 1, avec le déplacement chez le leader L’Union St Jean. Ça sera encore une grosse rencontre à jouer pour vous.

On va jouer contre le leader du championnat. Sans démagogie, L’Union mérite de monter quand on voit la saison qu’ils font. J’ai un ancien joueur, Rémi Pivois, leur capitaine, que j’ai eu en U19 Nationaux et en R1 avec moi. J’ai un respect total pour ce joueur. Ce n’est pas un joueur d’entraînement, mais un joueur de matchs (rires). Il le sait, on en a déjà parlé. Franchement L’Union mérite amplement de monter. Évidemment, , nous irons là-bas pour gagner. Nous sommes des compétiteurs. J’ai des joueurs qui sont compétiteurs. On va peut-être déjouer les pronostics.

Surtout qu’en cas de victoire, ils peuvent officialiser la montée, et le titre sur leur propre terrain, devant leur public.

Voilà, tout est dans les calculs dans cette période décisive. On le sait. S’ils gagnent contre nous, ils vont valider leur montée. Mais il faudra nous passer sur le corps. Je n’irais pas là-bas pour lâcher le match. J’envoie mes joueurs pour jouer et pour emporter la victoire évidemment. Nous avons, nous aussi, des places à jouer. Je ne ferais pas de complaisance avec les autres.

Il reste quatre matchs à jouer. L’objectif pour vous serait de glaner la place de dauphin et d’y rester ?

Non, je n’irais pas jusque-là. Je pense que ça sera compliqué. J’ai pour objectif de faire maintenir notre R2 qui est encore en difficulté. Je fais du management. C’est une période compliquée avec aussi l’équipe fanion qui n’est pas encore en National 3 et peut encore se sauver. Il faut être réaliste. Mon équipe n’a plus rien à jouer. Il reste encore douze points à prendre. J’ai donné pour objectif aux joueurs de finir dans les cinq premiers. Notre première année en R1, nous avons fini quatrièmes. Ça serait peut-être notre plus mauvais classement de finir cinquièmes. Après, nous n’avons pas de réel enjeu, si ce n’est former les joueurs et les amener au plus haut niveau derrière : N3, N2 voir plus.