Coup d’arrêt pour Aigues Mortes. Après de nombreuses semaines sur le podium, les hommes de Yohan Borg ont laissé leur adversaire du week-end dernier, le TFC, se hisser à leur place dans le trio de tête au profit d’une défaite 2-0.

Le week-end dernier vous avez perdu contre Toulouse, est-ce que cette défaite est frustrante ou vous restez plus sereins en estimant que vous êtes au-dessus de vos ambitions de maintien de début de saison ?

Déjà, c’est une défaite logique au vu du contenu que nous avons proposé. C’est un des plus mauvais de la saison ! C’est logique en terme de résultat. Toulouse a été meilleur que nous. Après de toute façon, nous sommes à une place pour le moment inespérée. On ne va pas faire la fine bouche à l’heure qu’il est.

Chose qui pourrait vous surprendre. Si vous vous trouvez que vous avez rendu l’une des plus mauvaises copies de la saison, votre homologue Toulousain avance que vous êtes l’un des meilleurs adversaires de la poule. Qu’en dites-vous de ces compliments ?

C’est flatteur de la part d’un club comme celui-là. Après, on sait ce qu’on est capables de faire. On sait ce qu’on n’a pas fait le week-end dernier. Pour nous, moi le premier et les joueurs, c’est très frustrant. Après ça dénote aussi la qualité du travail fourni par les joueurs tout au long de la saison. C’est flatteur.

Vous êtes, rappelons le, le seul promu de l’été 2021. Un promu de dernière minute. Vous êtes aujourd’hui quatrièmes. Rétrospectivement, c’est une très belle saison pour Aigues Mortes !

C’est une très belle saison qui sera exceptionnelle à partir du moment où le maintien sera validé. Il nous manque encore quelques petits points. À partir du moment où les petits points qu’il nous manque seront engrangés, on pourra dire que c’est une saison exceptionnelle dans la mesure où, comme je dis aux joueurs, de toute façon, nous sommes un peu l’anomalie du championnat.

Qu’est-ce que vous entendez par là ?

Ce sont les moyens limités que nous avons par rapport aux autres clubs. On est un petit village. On n’est pas forcément à notre place sur l’extra-sportif. Sur le sportif, on y est. C’est une petite anomalie dans les ressources financières, humaines, sportives que les autres peuvent avoir.

On voit ces dernières années que ce genre d’anomalie comme vous le dites avec des petits clubs de village qui se créent une belle place dans le foot régional. Quelles sont vos perspectives de votre côté pour la prochaine saison ?

La première étape est de rester sur cette saison et de la valider. Une fois qu’on l’aura fait, on aura pour objectif, comme chaque année, d’améliorer l’effectif. C’est un peu notre objectif à chaque saison depuis cinq-six ans. On a une bonne base de travail et dans la continuité, nous essayons d’améliorer l’effectif d’année en année.

Du fait de votre position d’outsider, notamment niveau financier, vous devez aussi travailler pour ne pas perdre vos joueurs au profit de concurrents plus aisés…

S’ils sont appelés dans d’autres clubs tant mieux pour eux. Je pense que j’ai un groupe assez solidaire et assez heureux de vivre ensemble et de continuer l’aventure ensemble. Je pense, sans trop me tromper que la majorité des mecs que j’ai sous la main ont envie de continuer l’aventure à ce niveau avec nous. Après nous avons toujours des exceptions, des garçons qui ont envie de voir ailleurs. C’est le foot. Mais, là, il y a un groupe de copains qui ont envie de continuer ensemble.

L’adage on vit ensemble, on meurt ensemble est une réalité pour votre équipe !

Oui d’autant plus que nous sommes un petit village. Nous avons des moyens qui ne sont pas très importants. Ça ressoude les liens entre nous. On travaille dans la difficulté. Ça resserre un peu tout ça. C’est un peu notre faiblesse qui fait notre force.

Ce week-end vous êtes de repos, après vous aurez quatre confrontations, dont trois contre des équipes qui commencent à se faire peur avec la zone rouge. Ce seront des matchs très compliqués !

Tous les matchs le sont. Je n’ai pas vu un seul match facile cette saison. Après c’est sûr que ça sera un moment difficile. Les équipes viendront pour se sauver. On est dans la même situation même si nous avons un matelas plus confortable. De toute façon que ça soit Nîmes ou nous, les deux équipes auront le même objectif.

Si le maintien est vite validé, objectif podium derrière ?

Pourquoi pas. Après, je suis très réaliste. Je n’ai pas envie de m’y projeter de suite, alors que nous n’avons pas fait la première étape. Chaque chose en son temps. D’abord on valide le maintien après si on peut faire mieux avec une place intéressante en haut de tableau, pourquoi pas.