G.Benac (St Gaudens) « Nous avons notre destin entre nos pieds »

G.Benac (St Gaudens) « Nous avons notre destin entre nos pieds »

10 mai 2022 0 Par Nicolas Portillo

Presque trop loin du leader Plaisançois, St Gaudens peut encore rêver de R1 la saison prochaine. Pour cela, il leur faut batailler avec la réserve de Muret pour la deuxième place, et espérer être parmi les meilleurs seconds de la Ligue. Un défi conforté par le succès ce week-end contre le Rodéo 4 buts à 2 dans le cadre de la 22ème journée de R2. De quoi satisfaire le coach adjoint Commingeois, Gilles Benac.

Ce week-end, St Gaudens l’a emporté contre la lanterne rouge le Rodéo. C’est une équipe qui éprouve quelques difficultés cette saison, preuve en est l’avant-match compliqué pour eux. Que retirez vous de cette victoire ?

On prend le match à notre compte. Après cinq minutes de jeu, on a une première occasion franche. On les a vraiment mis en difficulté car on arrivait par vague. Ils sont donc arrivés à 20h pour commencer le match à 20h15. C’était un contexte un peu particulier pour tout le monde. Ça sentait le match piège. On mène très rapidement 1-0 avant de louper le break sur penalty.

Ce break raté aurait justement pu vous coûter cher vu qu’ils reviennent en course juste après. Ça devait avoir d’autant plus un air de match piège pour vous non ?

Oui parce que derrière ils égalisent. On se dit ça y est, le piège est vraiment en train de se mettre en place. Il faut au passage noter l’excellent gardien en face. Il a facilement arrêté dix tirs samedi. A la mi-temps, on a dit aux garçons de continuer. On avait la possession. On n’a pas de boule de cristal, mais on sentait que si on continuait à pousser, ça allait se concrétiser. C’est ce qui s’est passé en début de deuxième mi-temps où c’est parti au bout de dix minutes. Le troisième arrive de suite après. Ils reviennent à 3-2 sur penalty, mais comme on met le quatrième en suivant c’était fini. A noter cependant l’excellent état d’esprit de la part des deux équipes. La réserve du Rodéo, c’est une équipe dernière du championnat. Ils sont arrivés en retard donc ça sentait le coup foireux.

Oui au vu du contexte du début de match et de leur saison compliquée, d’autres équipes à leur place auraient pu avoir des agissements moins sportifs c’est ça ?

C’est ça. Je souligne donc leur excellent état d’esprit. C’était bon enfant. Nous, il nous fallait à tout prix gagner pour continuer espérer de monter.

Vous pouvez donc viser cette place de meilleur second, que vous allez batailler jusqu’en dernière minute notamment avec Muret sachant que ces derniers pourraient être bloqués au niveau de la montée par leur équipe fanion…

On est devant Muret parce qu’on a gagné deux fois contre eux déjà. Effectivement, l’équipe réserve n’est pas sûre de monter en R1 car l’équipe première joue sa survie en N3. Pour nous c’est très simple, sur les trois derniers matchs, on doit faire 100% pour espérer être dans les meilleurs seconds des quatre poules.

Ce fameux 100%, pour cela il faudra en passer par Lourdes, Balma et Foix. Un programme assez chargé contre des équipes qui ont besoin de points. Est-ce que le 100% vous parait faisable ou compliqué ?

Oui c’est faisable. Nous avons notre destin entre nos pieds. Après, tous les matchs sont compliqués, on l’a encore vu samedi soir. Après Lourdes, Balma ça sera peut-être renforcé par l’équipe première. On va à Foix au dernier match, Foix qui va jouer le maintien. Ce sont des matchs compliqués, trois matchs pièges qui nous attendent. Si on voit les confrontations des autres adversaires : Muret, Boulogne, là aussi c’est compliqué. Ils jouent contre des réserves qui sont en train de se renforcer avec les équipes premières.

Votre inconvénient c’est aussi de devoir compter sur des résultats moins favorables pour les autres seconds dans les autres poules…

Il y a un peu de ça. Après, on sait au jour d’aujourd’hui, qu’on fait parti des meilleurs seconds. C’est encore par rapport aux cinq premiers de la poule. La Ligue fait un calcul. Comme on s’est dit avec les garçons, on ne doit pas se poser de question et faire 100% aux trois derniers matchs pour espérer pouvoir monter à l’étage supérieur.

Vous justement vous ne pouvez plus bonifier cette place de meilleur second maintenant…

C’est ça, il faut juste finir deuxième. Si on fait le 100%, à voir comment ça se passe avec les autres poules. Il y a pas mal de calculs à faire. Après nous ne sommes pas dans le calcul. On se focalise sur ce qu’on doit faire en championnat et faire un trois sur trois. On verra où ça nous emmènera. Dans tous les cas, il faut souligner ce qu’on a fait de bon. On a un petit effectif très jeune avec une moyenne d’âge de 24 ans. Ce sont des gamins. A noter que depuis quelques temps, on intègre des U18 dans l’équipe sénior. Il y a des avantages d’avoir un effectif jeune, les garçons sont respectueux et réceptifs à ce qu’on leur demande, mais aussi des inconvénients notamment dans le jeu

En cas de montée en R1, est-ce que vous chercherez quelques joueurs avec un peu plus de métier pour encadrer et faire progresser ces jeunes, ou rester sur le pari de la jeunesse ?

Bien sûr qu’on prendra des joueurs qui ont un peu plus d’expérience. La R1, ce n’est pas du tout pareil que la R2. Que ça soit dans l’engagement physique, dans la puissance, il faut des garçons qui ont de la bouteille à chaque poste.

Avec bien évidemment l’objectif de faire progresser aussi les jeunes dans ce moule ?

Oui et notamment les U18. Le but c’est que ces 18 ans intègrent petit à petit le groupe sénior. Le week-end dernier nous étions partis avec quatre U18, samedi, on en avait deux. C’est la formation aussi. Il n’y a pas que les séniors. Il y a un vivier énorme qu’il faut pérenniser et garder.