G.Sorroche (L’Union St Jean) La montée « ce n’était pas programmé »

G.Sorroche (L’Union St Jean) La montée « ce n’était pas programmé »

11 mai 2022 1 Par Nicolas Portillo

Au même titre qu’Onet, L’Union St Jean a obtenu ce week-end son ticket pour le championnat de National 3 et le titre de champion de R1 grâce à un succès 3-2 contre Colomiers. Une montée totalement historique pour Greg Sorroche et ses hommes, seulement quatre ans après la fusion fructueuse entre les club de L’Union et de Saint Jean.

La montée est officiellement acquise, on peut dire que le plus dur est fait maintenant !

Oui le plus dur est fait, ou reste à venir. Avec les nouvelles réformes des championnats Nationaux, ça ne sera pas évident. Je ne sais pas si on peut dire que le plus dur a été fait. Globalement on a passé une bonne saison. On n’a pas trop à se plaindre. Ce n’était pas programmé pour nous donc on est contents.

Effectivement vous n’étiez pas forcément pointés en début de saison comme favoris. Mais au final, vous vous êtes créés vous-même ce statut avec votre régularité quasi sans faille. On a pu le voir également avec votre beau parcours en Coupe de France. Pour vois, qu’est-ce qui a fait votre force pour aller chercher ce titre ?

La force c’est que même si nous avons mal démarré le championnat, le groupe vivait bien et travaillait bien. La mayonnaise a pris assez vite au niveau de l’ambiance. A l’inverse de la saison dernière si je dois comparer. Là franchement, on ne s’était pas trop trompé humainement sur le choix des joueurs qui sont venus compléter le groupe. On a continué à travailler sérieusement. Après des événements nous ont donnés ce brin de chance. Quand au bout de trois journées, on avait perdu nos trois premiers matchs. On gagne le premier sur tapis vert contre Blagnac parce qu’ils font jouer un joueur suspendu. Ça puis, 24 heures après on gagne notre premier match sur le terrain contre Castanet. La dynamique s’est lancée et des matchs nous ont marqués. Quand on est dans la difficulté et qu’on remporte ces matchs. Tout ça nous a soudé et nous a permis d’être réguliers. Nous avons eu une grosse série sans défaite.

Effectivement après vos défaites de début de saison, il a fallu attendre fin avril pour chuter à nouveau !

On a fait 19 matchs sans perdre. Je compte le match gagné sur tapis vert contre Blagnac. On a perdu la semaine dernière à St Alban en faisant preuve de suffisance. On tombe contre une équipe qui voulait gagner pour se maintenir. Nous n’avions pas forcément mis la même envie. Toutes les séries sont sujettes à être stoppées. On aurait aimé qu’elle se stoppe en montrant davantage notre visage de la saison. Sur le coup, nous avions fait un non-match. C’est comme ça.

Cette série c’est le ciment de votre montée au final…

On a eu cette chance là. Ça nous a permis de distancer Sète et Pibrac en faisant cette série.

La défaite à St Alban est-ce que ce n’était pas l’histoire qui voulait vous voir champion sur votre terrain ?

Je ne sais même pas. Je leur avais dit que si on gagnait à St Alban, on jouerait la montée contre Colomiers à domicile. Je savais que Colomiers avait posé des problèmes à Pibrac. Au final, on ne s’attendait pas à acquérir le titre ce samedi. Je savais qu’en gagnant samedi, compte tenu que Sète et Pibrac s’affrontent avant la fin du championnat, on en éliminerait un des deux. Inconsciemment, on ne savait pas lequel. Je savais aussi que Sète allait à Luzenac. Un long déplacement qui n’allait pas être facile. Je m’étais dit qu’en gagnant on allait sûrement éliminer Sète. Mais pas Pibrac !

Surtout que Pibrac avait à cœur de se racheter après le revers contre Colomiers lors du derby !

Exactement. Je m’étais dit qu’ils voudraient bien finir. Après, il y avait un brin d’espoir. En même temps, Revel devait prendre des points là-bas pour espérer se maintenir. Au final, ça a sourit. A 22h on a eu les résultats et on a pu fêter tout ça.

Ce titre de champion, un bon parcours en Coupe de France. La seule ombre au tableau c’est l’équipe réserve qui risque d’avoir du mal à monter en R2. Est-ce que c’est une déception ou ce n’était pas programmé pour monté non plus ?

Elle va finir deuxième et ne sera pas parmi les meilleurs seconds. C’était vraiment l’objectif pourtant. Nous avions l’objectif de passer un cap avec l’équipe une et de s’installer dans le top 5 de R1, voir les trois premières places pour pouvoir jouer la montée à terme. Mais l’objectif premier était vraiment de faire monter l’équipe deux. Elle a raté deux matchs-clés contre St Affrique. Ça les pénalise sur toute la saison. C’était aussi une poule de 11, plus le premier, le FC Comtal qui est une superbe équipe et mérite amplement cette montée. Ils n’ont perdu qu’un match et n’ont quasiment pas perdu de match. Ça, c’est la déception.

Ça va créer un écart entre l’équipe fanion et la réserve que vous allez devoir gérer au niveau des effectifs…

Oui ça va créer un écart avec la montée de l’équipe une entre la N3 et la R3. La saison prochaine, dans la gestion d’effectif du groupe un, il faudra prendre cet écart en compte. On sait comment son les joueurs. Des joueurs de N3 qui ne sont pas pris dans le groupe, il faudra leur faire prendre conscience qu’il faut jouer le jeu, même à ce niveau.

Cette montée en N3 peut-elle être pointée comme l’aboutissement de la fusion entre L’Union et St Jean au printemps 2018 ?

A l’intérieur du club, on a deux présidents clairement en osmose et qui humainement sont au top. Autour d’eux il y a une équipe de dirigeants qui est à leur image. On essaye d’être le plus simple possible, de faire preuve d’humilité. Ça travaille main dans la main. On a cette chance d’avoir une équipe de dirigeants qui tire dans le même sens autour de ces deux présidents. C’est pour ça que cette fusion est aujourd’hui une réussite. Une réussite chez les jeunes. On a réussit globalement à avoir toutes nos équipes de jeunes en R1 ou R2. En sénior, c’est l’aboutissement. J’ai des présidents qui sont contents aujourd’hui, même s’ils l’étaient déjà samedi soir. Ce n’est jamais arrivé. L’Union avait au mieux été en DH et St Jean il me semble aussi qu’au maximum ça a été DH. J’ai deux présidents qui espéraient à terme monter en National 3. C’est fait. Je suis content pour eux, et pour les personnes qui nous ont suivies et notamment les dirigeants.

Place à cette N3 maintenant, le défi sera de s’y maintenir. Beaucoup d’équipes font l’ascenseur sur cette étape. Que vous faudra-t-il pour élever le niveau en N3 ?

Déjà, globalement, j’ai une ossature de groupe plutôt jeune sur la saison. Elle est à 23 ans de moyenne d’âge. Par moment on a même aligné des équipes plus jeunes que ça sur certaines compositions. C’est un groupe en devenir qu’il faudra bonifier et sûrement encadrer par trois ou quatre joueurs qui ont un vécu. Mais ces joueurs s’inscriront en même temps humainement dans ce projet et cette ambiance. Je pense que c’est avant tout une aventure humaine. A partir du moment où le groupe vit bien et qu’il prend conscience de ses qualités et défauts, de ce qu’il faut faire pour optimiser ses qualités et améliorer ses défauts, je pense qu’il a plus de chances d’exister dans ce championnat. Ça ne sera pas facile. On le sait. Mais globalement, au regard du parcours de Coupe de France, nous sommes en mesure de pouvoir rivaliser sur un match contre des équipes de N3. Après il faudra le faire sur toute une saison. C’est là que ça sera compliqué. On devra apprendre à être réguliers.