Si le cœur y était, St Sulpice n’a pas pu glaner de points contre leader de leur poule B de R2, Seysses Frouzins, dans le cadre de la 24ème journée de championnat. Les hommes de Steph Benedet, défaits 3 buts à 1, doivent encore marquer un point pour garantir leur maintien en Régional 2 la saison prochaine.

Défaite pour vous contre Seysses Frouzins. Vous chutez contre un très beau leader…

Oui, une équipe qui a beaucoup d’automatismes, qui est en pleine forme et en pleine réussite. On a un peu essayé de les attendre bas. On prend un petit but où nous sommes menés 1-0. C’est dommage mais après nous avons su réagir en deuxième mi-temps en mettant plus de duels. On prend le deuxième but qui aurait pu nous assommer. Au final, on revient très vite à 2-1 et le troisième but à la 45ème est un peu anecdotique. C’est dommage. On a affronté une grosse équipe qui ne sera pas loin de la montée en R1, qui aura fait une grosse saison. Ils ont 18 victoires je crois, 2 défaites et 4 nuls. Ils viennent de gagner leurs gros rendez-vous contre Canet et Castelnaudary en sept jours. Même s’il leur manquait quelques joueurs, l’équipe est en pleine forme. Le club se déplace avec les supporters, une grosse solidarité, une grosse envie. Ça ne s’échappe pas. Ça va au duel et impose du rythme. On a essayé avec nos armes. Une chaleur étouffante lors de ce match, donc compliqué pour les organismes. On est un peu dans le dur. Après, on sort la tête haute. On a essayé de rivaliser avec une équipe comme ça. Maintenant, il reste deux matchs, et il va falloir aller chercher des points.

Tu as évoqué leur deuxième but, qui vous a transcendé et au final, c’est votre réduction du score qui vous a freiné… A quoi c’est du selon toi ?

Peut-être parce qu’on a beaucoup donné. Derrière, après avoir mis le but, on essaye de réagir encore. Je pense que ça vient des ressources physiques. Quand on court après le ballon en première mi-temps. C’est compliqué entre la chaleur, les joueurs qui sont en méformes. On a essayé de lutter avec nos armes. La marche était peut-être un peu haute.

Il vous manque un petit point. Selon toi il sera plus facile à gratter où ce point manquant ?

La complication pour préparer ces deux matchs, c’est que le prochain est dans 15 jours à Toulouse Métropole un dimanche après-midi et après on rejoue encore 15 jours plus tard contre Canet. Ça fait encore un gros mois de compétition avec un match sur un pont de l’ascension et des joueurs qui seront absents. Il faudra jouer notre va-tout à Métropole contre un adversaire direct au maintien. Je pense qu’il faudrait aller le chercher là. Canet aura peut-être encore quelque chose à jouer. On sait qu’un dernier match le 12 juin, avec l’équipe une qui aura fini son championnat. Ça peut être compliqué pour nous. C’est une grosse équipe, on l’avait vu au match aller. Après le plus vite possible sera le mieux. On va être attentifs. Il faut encore se mobiliser. Une année compliquée avec beaucoup de descentes. Malgré une saison plus que correcte pour une équipe comme la nôtre, il faudra encore aller chercher des points parce que c’est très serré sur ce milieu de tableau.

Canet sera un match spécial quoi qu’il arrive. Tes joueurs seront peut-être revanchards après le revers compliqué du match aller. Ça sera également ton dernier match à St Sulpice. Un final assez particulier…

Oui ça sera avec un petit pincement au cœur. Ça voudra dire que c’est une saison avec des hauts et des bas qui s’achève mais aussi beaucoup de positif, des relations humaines, un groupe qui n’a jamais rien lâché, un noyau de joueurs qui s’est sorti d’une passe difficile en début de saison. On a réussi à fédérer un groupe, à créer des choses. C’est plutôt positif. Moi en tant que compétiteur, je ne lâcherais jamais de match. On ne les jouera jamais en dilettante. On essayera contre Canet à la maison d’accrocher quelque chose. Si on peut prendre des points contre Métropole et Canet, on le fera. On a une revanche à prendre et montrer qu’on est des bonhommes sur ce dernier match.

On a évoqué ton départ de St Sulpice. Est-ce que tu as déjà des projets en tête ?

Mon arrêt est par rapport à mon travail qui me demande beaucoup d’investissements sur le projet professionnel. On ne sait pas comment est le football. Je ne dis pas que je ne repartirais pas dans une activité, mais après, être numéro un, ça m’étonnerait. J’ai eu quelques propositions, je les ai refusées sans savoir encore si je serais à St Sulpice ou non. Ça flatte toujours d’avoir des contacts, mais ça demande beaucoup d’investissement et je n’aurais plus le temps de tout faire.

Avec le regard que tu as sur cette année écoulée à St Sulpice, le club peut-il viser plus haut selon toi dans l’avenir ?

Oui. C’est un club qui est à un virage avec de nouveaux dirigeants. Il est en train d’essayer de se structurer. La marche est haute pour un club comme St Sulpice. Il y a à recruter mais ils trouveront un nouveau coach, vont structurer. Il faut élargir le groupe. J’espère que ça s’améliorera aussi sur les structures pour pouvoir s’entraîner. C’est parfois compliqué comme dans beaucoup de clubs. Je ne leur souhaite que du bonheur, de la réussite et à titre personnel ça a été une expérience enrichissante.