Touché mais pas coulé. Au pied du mur l’équipe fanion de l’US Colomiers a su réagir en allant s’imposer de la plus petite des marges face au Stade Montois. Un succès qui relance totalement la course au maintie dans cette poule D de National 2, à deux journées du terme de la saison.

Ce week-end vous avez renoué avec le succès sur la pelouse du Stade Montois. Ça a du faire du bien !

Oui, après comme on s’est dit avec les garçons, on fait la saison que l’on fait. Après la réalité c’est qu’avant le match de Mont-de-Marsan, on savait qu’il y avait pas mal de confrontations entre soit des équipes engagées pour la montée, soit des concurrents directs. Ça va être valable jusqu’à la fin de saison. C’était à nous de faire le travail contre cette équipe qui a été capable d’embêter tout le monde. Ils ont fait 3-3 contre Andrézieux, un nul chez eux contre Bergerac. Le Puy avait réussi à gagner à la 95ème minute. On savait bien que c’était un match difficile. C’était un match à l’image de notre saison : on a eu huit ou neuf occasions très franches. On doit vraiment tuer ce match plus tôt et après on subit la poussée des Montois jusqu’aux dix dernières minutes. On a réussi à la canaliser donc c’est une victoire qui valide ce qu’on s’est dit. On est au pied du mur. Ça peut s’arrêter à chaque match. On a franchi ce mur-là et on se projette sur le prochain : la réception. C’est un autre type de mur contre la meilleure équipe à l’extérieur cette année et qui joue encore la montée.

Avoir gagné contre le Stade Montois, est-ce que ça pourrait être un déclic pour lancer une série au finish et avoir le maintien prophétisé par votre président ?

On n’a pas la boule de cristal pour savoir. Je peux juste analyser ce qui s’est passé, les matchs qu’on a pu produire et les scénarios. Des scénarios très souvent irrationnels. Par exemple la défaite contre Béziers est là, mais on fait un match d’une grande qualité. C’est un autre type de match. Mont-de-Marsan était un match particulier. On se rapproche de la fin de la saison, la pression va devenir de plus en plus grande. Ce qui est positif c’est qu’on a su la gérer à Mont-de-Marsan. Maintenant, je me projette sur le prochain et ce prochain aura une autre histoire. Mais avec le même dénominateur : ça peut s’arrêter samedi. A nous de tout faire pour que ça continue.

Ça peut s’arrêter samedi, comme vous pouvez reprendre votre destin en main selon les résultats de cette avant-dernière journée !

Oui après j’ai un scénario où on espère avoir la main avant la dernière journée. Dans les scénarios de fin de saison, à nous de faire le travail. Ça c’est important. Après, on peut espérer un peu de chance pour avoir la main le plus tôt possible. Si on ne l’a pas et qu’il faut l’avoir au Puy à la 94ème minute, on prendra aussi. On est prêts à tous les scénarios. Il y a quand même un impondérable. C’est à nous de faire le travail.

Réception de Bourges pour vous, Chamalières jouera contre Angers…

Et Montpellier va recevoir Les Herbiers. La place qui nous intéresse, c’est celle qui nous sauvera, c’est celle de Chamalières. C’est la seule sur laquelle nous sommes focalisés : celle qui sort de la zone. Forcément en ayant pris des points, avec les matchs en cours ce week-end, c’était un scénario envisageable et c’est ce qui s’est passé.

C’était un scénario parfait pour vous ce week-end !

Je pensais que par rapport aux différentes confrontations du mois dernier, on pourrait avoir plus de points qu’aujourd’hui. Le rendu de nos match a donné des rencontres de qualité, mais le résultat n’était pas là. Ce mois de mai, c’est à part. On est à deux matchs de la fin. Chaque point, chaque demi-point compte. Il faut faire le deuil du match précédent et se pencher sur le prochain qui est toute autre chose. C’est une équipe avec des joueurs d’une autre qualité, d’autres profils de joueurs. Selon moi, ils auraient pu se mêler à la montée. C’est l’une des meilleures équipes de la poule. Ils sont aujourd’hui à huit victoires à l’extérieur, le meilleur total cette saison. Ça va très vite devant avec beaucoup de puissance. A nous d’analyser et de proposer quelque chose pour prendre les trois points.

A quoi se jouera le maintien selon toi ? Mental ou expérience ?

Pour moi le mental. On se rend compte que dans le foot d’aujourd’hui, Mbappé a 23 ans, Haaland a 21 ans. Cristiano Ronaldo en a 37. Il faut faire, comme on a pu le faire contre Béziers, de proposer quelque chose et éviter de faire des erreurs qui nous empêcheraient d’exister. Il faut la volonté de se prendre en main, pour ça on aura besoin de courage, de confiance. Ce qu’a le groupe. C’est un mélange des deux. On a un effectif aujourd’hui court en nombre, mais présent en qualité avec des joueurs un peu plus expérimentés. L’expérience ne fait pas le résultat. Depuis le début de la saison, beaucoup de gens expérimentés ont fait des erreurs auxquelles ils ne sont pas accoutumées. Après un groupe marche quand chacun est à sa place, que les anciens amènent leur expérience, et les plus jeunes amènent leur folie et leur écoute. Il faut que les choses soient en ordre. Ça a été le cas contre Mont-de-Marsan. On a réussi à gérer ce temps fort adverse. On ne s’est pas affolé, même si on aurait pu largement passer une fin de match tranquilles. On a accepté de subir pendant dix minutes. Pour moi on est trop habitué au N2. On a trop d’expérience. Mais c’est une fin de saison atypique, particulière. Les équipes nous ont laissé un vide. On aurait pu être morts depuis quelques journées. On en a profité contre Mont-de-Marsan pour recoller et garder espoir. Après les garçons et staffs, c’était une saison particulière. On en a vraiment pris plein la gueule. On est vraiment dedans. On est sur l’envie de faire ce qu’on fait depuis toujours réengager l’équipe en N2. Ce qui m’intéresse beaucoup c’est l’engouement des joueurs dans ce que l’on propose depuis le début de saison et les difficultés que l’on rencontre et surtout l’envie de les relever.