T.Peyrard (Alès) « Le club attendait ça depuis 20 ans ! »

T.Peyrard (Alès) « Le club attendait ça depuis 20 ans ! »

19 mai 2022 0 Par Nicolas Portillo

Après avoir passé quasiment toute la saison en tête, l’OAC a validé ce week-end son titre de champion et une montée en N2 convoitée depuis quelques temps maintenant. Un titre qui vient conclure une très belle saison de Théo Peyrard et ses coéquipiers en attendant le défi du niveau supérieur.

Cette montée est actée pour l’OAC. Elle a été validée dans le dur avec la défaite contre Agde et le nul contre le TFC. Ça a suffit, mais cette difficulté ne reflète pas les performances de la saison !

Un titre, ça va se chercher sur une saison. À chaque fois qu’on a perdu nos quelques matchs, nous avons su rebondir derrière. On avait un objectif commun : la montée en N2. On est content d’y être parvenus à trois journées de la fin.

C’est une montée qui vous était passée sous le nez il y a trois ans. Qu’aviez-vous de plus cette saison ?

C’est parti du début de saison. On a mis tout en œuvre. Le club s’est structuré. Des recrues venaient de N2. On a un groupe de qualité avec 25 joueurs qui ont un très bon niveau. Individuellement, c’est bon. On a repris la saison deux semaines avant les autres équipes. Nous avons donc beaucoup travaillé. On a su mettre en œuvre le travail fait en amont.

Personnellement, c’est votre deuxième montée après celle vécue à Nîmes. Là c’est avec une équipe fanion. J’imagine que les sentiments doivent être tout autre !

Oui c’est différent. À Nîmes, on était dans une réserve de club pro. Là, il y avait un engouement énorme parce que le club, les supporters, la ville attendaient ça depuis 20 ans : la remontée en N2. La dernière montée de DH à CFA2, remonte à neuf ans. On sait qu’il y a des supporters et du monde derrière nous. C’est un club avec une histoire. Ce n’est pas la même chose. C’est l’équipe première donc comparé à Nîmes, ce n’est pas pareil. Il n’y a pas photo. Comme c’était une équipe réserve, et là en l’occurence une équipe première, on sent qu’il y avait tout le peuple derrière.

En tant que capitaine, on a toujours un rôle particulier. Comment l’avez-vous tenu en cette saison plutôt faste ?

J’essaye de faire mon rôle du mieux que je peux. Ce n’est pas facile. Quand on a un groupe de qualité, on doit gérer pas mal de choses. Quand on voit nos résultats sur la saison, on n’a pas perdu beaucoup de matchs. Même au haut niveau, que ça soit dans d’autres championnats, les équipes championnes perdent des matchs. Le plus important est de se remettre en question après chaque défaite et de faire passer certains messages. En l’occurrence, les messages, à chaque fois qu’on a mal fait les choses, ou mal joué, on a su rebondir directement après en effaçant nos erreurs.

Est-ce que vous avez douté à certains moments en pensant que ça serait plus rude que prévu ?

Non, on n’a jamais douté. De toute façon on a un effectif de qualité et on a beaucoup travaillé pour. On était sûrs de notre force, tout en gardant notre humilité. On savait qu’en jouant bien en tant qu’équipe, nous irions au bout.

Place maintenant au championnat de N2. Vous devez déjà la préparer en coulisses. L’aventure continue pour vous ?

Je suis pleinement épanoui à l’OAC. Le projet est super : remonter dans les divisions supérieures dans les années à venir. C’est pour moi un honneur de jouer avec ce maillot. J’espère que l’aventure va durer le plus longtemps possible. Après, je me plais à jouer ici.

La montée en N2 on le sait c’est compliqué à vivre. Vous aurez besoin de quoi pour éviter l’ascenseur ?

N2, c’est bien sûr meilleur que N3. Mais je pense qu’en commençant un championnat avec une force collective, on part sur de bonnes bases. Le club va certainement renforcer l’effectif. Il faut partir sur une bonne base avec des joueurs qui optent pour le collectif. Après ce n’est que du plus.