Vous avez pu le découvrir dans notre première édition d’Occi Mag, la JET a obtenu une montée historique en U17 Nationaux. Retrouvez l’interview du coach Toulousain, Cyril François-Lubin, dans son intégralité.

C’est tout simplement un week-end historique pour les JET ! La montée en R3 pour les séniors, votre équipe U16 qui a obtenu son ticket pour le championnat U17 Nationaux la saison prochaine. Vous devez avoir encore un peu de mal à assimiler la portée d’une telle montée, pour un club de banlieue Toulousaine, non ?

C’est même énorme. On est le seul club de la ville de Toulouse à atteindre ce statut hormis le TFC. On est extrêmement joyeux. C’est quelque chose d’inattendu, mais au fur et à mesure de l’avancée de la saison, c’est un objectif qui s’est manifesté au fur et à mesure des matchs, du travail fourni par le staff, les joueurs, les dirigeants, tous les membres du club. On ne réalise pas encore totalement, mais c’est un week-end joyeux et festif pour le club.

La JET, c’est un club qui monte en puissance. En vous voyant évoluer si vite, on a l’impression que le club brûle presque les étapes ou selon vous c’est l’accomplissement du travail fourni ces dernières années ?

C’est le fruit d’un travail réalisé au fur et à mesure de chaque étape que l’on a passée. Après les deux saisons de covid, on a un groupe qui a été renforcé par des joueurs issus du recrutement. Je suis moi aussi arrivé au club cette saison. On a créé un staff avec les éducateurs qui avaient suivi une partie des joueurs depuis quelques années. Je suis arrivé dans le cadre du BEF que je passe. On a été mis en contact cet été. On s’est vus pour la présentation d’équipe. On s’est très vite connecté dans notre façon de faire. On avait une façon de penser commune. Moi qui suis préparateur physique de formation ,j’ai cette plus-value dans le staff. En dehors des aspects techniques et tactiques qui étaient déjà maîtrisés. On a pu se construire ensemble. On a su travailler ensemble très rapidement. Dès la deuxième journée, une osmose s’est créée. On a enchaîné trois victoires d’affilé. Après, nous avons enchaîné une période de trou de fin novembre à janvier. Nous avions une perte de confiance. On s’est ensuite remobilisés. On a fait du travail sur la cohésion de groupe et l’aspect identitaire. La JET, ce n’est pas un club comme un autre. C’est un club qui a cette mentalité et cette connotation de club de quartier, qui lui sert mais en même temps qui lui fait défaut sur certains points. On s’est servis de tout ça, de l’historique du club, du fait que des gens oeuvrent pour ce club. Il n’y a que des bénévoles, aucun salarié en tant qu’entraîneur au club. Il n’y a que des gens présents pour la passion et l’amour du club et qui ont la volonté de le faire grandir. On a vraiment transmis ça.

Ça a été un déclic pour votre groupe cette identité ?

Pas un déclic, mais nous avons une nouvelle ère qui s’est inscrite et qui est rentrée dans le vestiaire avec nous. C’est une nouvelle vague sur laquelle nous avons réussi à surfer. Derrière on a enchaîné six à sept victoires qui nous donnent le titre.

On peut dire que le plus dur reste à faire maintenant au niveau National !

Totalement. Là déjà on va le fêter. La saison étant clôturée après cette dernière journée, on va très vite se mettre d’attaque pour la préparation de la saison prochaine. C’est une saison Nationale, ce n’est pas une saison comme les autres. C’est une saison qui demande tellement plus de gestion administrative et de logistique. Ça va nous demander de nous renforcer sur beaucoup de secteurs. On va le lancer officiellement maintenant, mais officieusement, c’est quelque chose qui était déjà en sous-marin, préparé par Mhamed, le directeur sportif du club. Il y a cru depuis un petit moment. Il a vu le travail. Il a vu l’équipe se monter petit à petit. Et, en amoureux du club, il a voulu y croire par passion en dehors du fait que ça soit réalisable. Il a commencé à se renseigner, à chercher et à se rapprocher de certaines personnes qui pourraient nous aider sur cette gestion de la montée. On ne va pas tout découvrir maintenant. Ça aurait pu nous servir à rien, mais au final, ce pas d’avance qu’il a pris va nous servir. Maintenant, on va vraiment se focaliser dessus. On va continuer les entraînements. On ne s’arrête pas là. On va continuer à progresser. On va rentrer dans une période de recrutement, recevoir de joueurs et essayer de monter un groupe qui on l’espère pourrait être clôturé avant qu’on parte en vacances. L’idéal serait d’avoir une ossature de joueurs clés avant de se quitter fin juin début juillet pour se retrouver pour la préparation.

Avec l’objectif d’avoir un effectif au complet et d’éviter d’avoir des joueurs qui doivent prendre le train en court de route au final !

Exactement. C’est une bonne chose que le championnat soit déjà fini. Ça nous laisse un mois pour préparer sur le plan administratif et le plan sportif et aborder la nouvelle saison de la meilleure manière possible.

En terme de préparation de la nouvelle saison, on peut également évoquer votre situation. Est-ce que vous allez rester en place ?

C’est quelque chose que je souhaite. Je suis contractuel au TFC comme préparateur physique. À l’occasion du BEF, une convention a été mise en place entre la JET, club affilié du TFC, la Ligue Occitanie et le TFC pour que je sois libéré sur certains temps dans la semaine pour pouvoir assumer le rôle d’entraîneur de cette catégorie U16 avec le staff. C’était ciblé pour le passage de mon BEF. Je devais avoir en charge une équipe au niveau Régional. Mon souhait est d’y rester. Tout se passe bien. C’est également le souhait du club, que l’on travaille sur ce projet. Ce sera aussi l’objet des discussions entre les deux clubs pour savoir comment on pourrait au mieux joindre les deux bouts.