Ce week-end commence le premier tour des barrages d’accession à la D2 féminine. Le TFC d’Antoine Gérard se déplace à Mazère pour espérer l’emporter et peut-être careser du doigt un retour en D2, deux ans après la descente.

A quelques heures du match aller de ce premier tour, que pensez-vous du tirage qui vous envoie à Mazère ?

On va jouer une équipe que l’on connaît bien qui est une association de communes à côté de Pau. On les a beaucoup rencontrés sur des matchs amicaux ces deux dernières années dans le cadre de la préparation de début de saison ou en cours de saison. C’est une équipe composée d’anciennes joueuses du club et qui mérite d’être au barrage et contre qui il faudra se préparer sérieusement.

Le déplacement est à proximité. Mais c’est une équipe qui vous connaît bien au final. Ça donne l’impression que ce sont deux clubs voisins qui se rencontrent !

Oui c’est en tout cas deux clubs qui se connaissent.

Ça ne peut pas être un piège de trop se connaître justement ?

Le but du jeu est d’éviter de se faire surprendre et de se projeter sur ce qui pourrait suivre. En ayant tirer les deux tours d’un coup, il ne faut pas que dans l’esprit des joueuses, ça pollue le focus nécessaire sur le premier match d’abord. On est concentrés sur l’ASMUR qui aura des armes pour nous embêter. C’est un avantage et un inconvénient de les connaître. Ça peut nous aider à préparer le match ou amener une déconcentration potentielle. Vu l’impatience des filles à rentrer dans ces barrages, je doute qu’elles prennent ça de haut.

Certaines auront sûrement envie de vite remonter en D2…

La plupart des filles en équipe une ne jouaient pas l’année de la descente. On n’est quasiment reparti qu’avec des jeunes. Pour ces jeunes, c’est une vraie mission de faire remonter leur club. Elles y sont attachées. Elles sont attachées à ce club et au projet mené avec la section féminine.

Vous avez l’avantage de jouer à domicile, c’est un atout supplémentaire dans votre manche !

Oui on préfère ça que l’inverse. Et ça sera le cas si nous avons la chance de nous qualifier pour le deuxième tour aussi.

En championnat vous êtes invaincus. Le fait d’avoir manqué de concurrence est-ce que ça ne peut pas vous desservir dimanche ?

Ce n’est pas la problématique du championnat. Est-ce que dans l’année nous avons réussi à être confrontés à des problématiques proches des barrages. C’est plutôt ça. L’hétérogénéité de notre championnat a fait qu’il y avait des matchs moins intéressants pour les filles car il y avait moins de problématiques de jeux à régler. Mais, elles ont pu jouer. Elles ont eu un parcours en Coupe de France qui les a amenées en être en difficulté. Notamment lorsque l’on se fait éliminer par Yzeure qui était deuxième de D2 à l’époque. On a essayé aussi au fur et à mesure de la saison de nous confronter à des équipes de D2 tout au long de la saison sur des matchs amicaux. Ça nous a permis d’élever notre niveau d’exigence et notre niveau technique. Au-delà du championnat, il fallait réussir à se préparer à ces barrages en se confrontant à autre chose et en sortant de la routine du championnat.

Préparation réussie selon vous ?

Une préparation est réussie si l’on arrive à monter en D2.

Le foot féminin sera chamboulé la saison prochaine avec la transition pour la création de la D3. Est-ce que cette réforme était nécessaire à vos yeux ?

Pour nous, on joue cette montée cette année en espérant y être l’an prochain. Le challenge sera compliqué si on a la chance d’y être en devant terminer dans les six premières places. Le club est conscient, nous aussi. On sait ce qu’on a à faire pour y arriver. Si jamais on a la malchance de ne pas monter, le projet est solide sur les bases de la formation. On arrivera à rebondir dessus. En sachant qu’il n’y aura pas de barrage pour monter la saison prochaine. On rejouera notre chance pour accéder à la D3 dans un an. Je pense que c’était fondamental d’avoir une division entre la R1 et la D2. Même si nous à l’instant T, ça nous complique un peu la vie, c’est très bien pour le foot féminin d’une manière générale.

Vous avez donc un projet sur le long terme avec cet objectif de montée

Oui. Si ce n’est pas cette année, ça finira par se faire. Le club est solide et la nouvelle direction a vraiment envie et pousse derrière cette section féminine. Si on peut le faire cette année, ça sera bien mieux.

Le soutien est plus important pour la section féminine maintenant que par le passé ?

Ça n’a rien à voir. Il y a un intérêt porté au projet féminin. Il y a un changement de mentalité qui s’opère dans le club. C’est le jour et la nuit.

Quels seront les mots d’ordre pour cette rencontre ?

Toute cette impatience des filles pour jouer les barrages, il faut qu’elle se transforme juste en concentration extrême et en niveau de jeu élevé pour qu’elles ne se privent pas des émotions qu’elles ont visé pendant un an. Alors qu’elles l’attendent depuis longtemps, ça serait dommage de ne pas être au rendez-vous. J’ai bon espoir qu’elles arrivent prêtes à en découdre le Jour J.