S’il y a un match qui aura ravi les supporters ce dimanche c’est la rencontre entre Onet et le Girou. Deux équipes qui n’avaient plus rien à jouer, mais ont offert un spectacle de qualité pour la der des der. Des buts, dix au total, des retournements de situation à gogo, bref un régal pour les yeux des passionnés ! Ce résultat 5-5 reste cependant anecdotique aux yeux du coach Haut-Garonnais, Sébastien Farre, qui a une fois de plus validé le maintien en Régional 1 avec ses gars !

Un match qui se termine par un 5-5, 10 buts, de nombreux rebondissements. Chacun a eu ses temps forts. Un final comme on les aime mais heureusement pour les deux camps, il n’y avait pas d’enjeu sur cette rencontre !

Oui voilà le maintien a été acquis avec les points obtenus jusqu’à présent. C’était un match de fin de saison. Pour nous, la saison a été stressante et a beaucoup mangé d’énergie physique et mentale. Sur ce match, on a un peu perdu la rigueur et la qualité défensive qu’on a eu. Par contre, offensivement, on est en progrès et on se créé beaucoup d’occasion que l’on arrive à convertir. Un match assez ouvert !

Même si le résultat ne comptait pas, au coup de sifflet final, alors que vous avez plusieurs fois mené au score, vous deviez être un peu frustrés non ?

Ça a été frustrant parce qu’on a les premières occasions pour nous. Au final, on ne mène pas et on est menés 2-0. On a la force et le caractère pour revenir dans ce match et on mène ! Quand on mène 4-3 à un quart d’heure de la fin, je pense que là, on doit gagner, même s’il n’y a pas d’enjeu. On a été plombés par des erreurs individuelles. Même s’il n’y avait rien à jouer, un petit peu déçus. On voulait finir du mieux possible et on s’était fixés l’objectif de gagner. Il y a une petite déception à relativiser par rapport au maintien et à la série qu’on fait en deuxième partie de saison qui est assez bonne.

Justement le maintien est assuré une saison de plus pour le Girou. Vous serez au rendez-vous l’an prochain pour le tenter une nouvelle fois. Ça commence à devenir un rituel !

C’est devenu une habitude. Cette année, nous étions conscients que ça serait une bataille énorme avec ces quatre descentes et ces réformes. On était conscients des enjeux. Il a fallu un nombre de points élevés pour se maintenir. Ça a été au prix de beaucoup de travail. On a eu des moments où nous avons soufferts dans la saison. Mais quand tu joues un maintien, il faut savoir souffrir. L’équipe ne s’est jamais désunie. Ils ont continué à bosser et ça a payé. Les résultats au fur et à mesure de la saison se sont améliorés. On fait une deuxième partie de saison qui je pense est très bonne en terme de points et de contenu.

Est-ce que vous travaillez déjà sur la saison prochaine pour essayer d’éviter de rejouer le maintien ?

C’est ma quatrième année, je pars sur ma cinquième l’an prochain. On est sur un renouvellement d’effectif depuis un moment. Nous avons intégré beaucoup de jeunes depuis quelques temps. L’idée, c’est de maintenir cette phase pour continuer à travailler et à progresser. On ne veut pas transformer tout ce qu’on a fait jusqu’à présent. On est sur la progression des jeunes, leur expérience acquise depuis deux-trois ans. L’idée est de garder cette ossature, de continuer à travailler et à progresser. Petit à petit, les ambitions viendront avec. On sait d’où l’on vient et on garde beaucoup d’humilité.

Oui le Girou n’a pas vocation à devenir le PSG d’Occitanie ! (rires)

Non voilà pas du tout (rires). Priorité à l’identité et l’ADN du club.

Ça reste une identité qui paye. Mais si vous êtes souvent annoncés comme l’équipe qui va tomber, vous êtes toujours placés et faites taire les pronos !

Oui, encore plus cette année. On a tourné à la trêve en n’étant pas dans les objectifs. A ce moment-là, beaucoup de clubs nous ont vu dedans. On n’a pas douté, on a baissé la tête en travaillant encore plus. Je tire mon chapeau au club et malgré la jeunesse de l’effectif, il n’y a jamais eu de doute, de crise, de colère. Nous sommes restés sereins et humbles. Les résultats sont arrivés petit à petit redonner confiance à ce groupe. Les confrontations directes, nous avons su bien les négocier. Ça prouve la qualité et le caractère dont a fait preuve l’équipe.

Vous avez évoqué un effectif rajeuni. Vous devez tout de même garder quelques vieux briscards dans votre groupe. Est-ce que cette expérience de la R1 qu’ils ont amenés a fait la différence contre des adversaires qui avaient moins d’expérience à ce niveau ?

Des vieux briscards, on en a de moins en moins. Mais ils ont transmis assez de choses aux jeunes qui ont compris beaucoup et assez vite. Ils sont encore encadrés par quelques anciens. Mais ces jeunes ont déjà deux ou trois saisons de R1 dans les jambes ! Ils savent ce qu’il faut faire, quand il faut le faire. Ils ont pris confiance en eux et conscience du potentiel de l’équipe.

Place au repos du guerrier, vous allez goûter votre plaisir de vous couper du foot après une saison riche et dense !

J’avoue que cette saison a été éprouvante après deux ans de covid. On n’a pas été épargnés par les blessures et les résultats. Tant physiquement que psychologiquement, les joueurs, moi, on a besoin de repos pour revenir plus forts l’année prochaine avec une date de reprise fin juillet, début août. On ne changera pas de nos habitudes. J’en profite pour remercier mon staff : José, Tony, AP, Remi et Pascal sans qui rien n’est possible et tout le club a une pensée pour notre joueur Alex Once, qui traverse des moments difficiles.