D.Coulibaly (St Alban Aucamville) « Ça me paraît être un challenge dur, mais intéressant à relever »

D.Coulibaly (St Alban Aucamville) « Ça me paraît être un challenge dur, mais intéressant à relever »

20 juin 2022 0 Par Nicolas Portillo

Fraîchement parti de Graulhet, Dialla Coulibaly va maintenant s’investir dans un nouveau projet à St Alban Aucamville. Neuvième de R1 cette saison, le club Haut-Garonnais semble promis à de nombreux mouvements cet été et s’ouvrir à un nouveau projet pour la prochaine saison de football.

C’est donc la fin de ton aventure avec Graulhet. Qu’est-ce que tu retires de cette expérience dans le Tarn ?

C’est une belle expérience. A mon sens, il n’y a jamais de mauvaise expérience. J’ai rencontré des personnages auxquels on s’attache assez facilement. Ils m’ont bien reçu, ils m’ont bien accueilli et m’ont mis dans les meilleures dispositions sur ce qu’ils étaient en mesure de faire. Au niveau des dirigeants, de leur volonté de faire quelque chose de ce club, c’est au top. Il n’y a rien à dire. Après on n’était un peu inadéquation entre mes objectifs personnels et on va dire l’envie et les objectifs des joueurs.

C’est maintenant un nouveau défi qui s’annonce à St Alban, tu retournes dans la région Toulousaine donc. Qu’est-ce qui t’a attiré dans ce nouveau projet ?

D’une l’objectif de coacher en R1 est toujours intéressant. Après c’est à côté de chez moi. L’expérience de Graulhet était belle, dure et difficile. C’était un gros challenge à relever. J’ai essayé de faire au mieux et j’espère que ça va les aider pour la suite. Mais après, deux heures de route aller-retour pour avoir 10 joueurs à l’entraînement c’est un peu compliqué et ce malgré les relances de la direction. Le président était vraiment à fond dans le truc. A un moment-donné, entre les blessures, l’effectif qui est limité en quantité, tu ne peux pas travailler dans les meilleures dispositions. St Alban, c’est ma ville, je suis à côté. Je suis à 5 minutes. C’est un club qui a évolué au niveau National. Le projet de base m’intéresse. C’est un challenge à relever. Il y a tout à refaire puisque toute la direction est partie. Pas mal de joueurs vont peut-être partir. Des joueurs vont bien évidemment rester. Ça me paraît être un challenge dur, mais intéressant à relever.

Le fait de devoir tout reconstruire c’était un peu le piquant du projet qui t’a attiré ?

Tout reconstruire, ça veut dire qu’on peut y mettre sa patte. On peut mettre une identité, un projet bien spécifique en place. Même si je sais que ça peut être très compliqué. Ce qui est facile, c’est ennuyeux (rires). Il faut de la complexité. J’ai eu quelques touches sur la région Toulousaine, ce qui m’a fait plaisir. Des projets ne se sont pas faits pour X raison. St Alban m’a sollicité et montrait un fort intérêt à me voir arriver. Forcément, ça motive.

A l’inverse de l’an dernier quand tu quittais Toulouse Métropole, c’était figé dans les clubs, cette année, il y a pas mal de mouvements !

Il y a beaucoup de mouvements. Quand je quitte Métropole, il n’y a pas de matchs, donc aucune raison que je ne quitte le club au final. Tous les coachs en place sont restés, il n’y a pas eu de saison. Forcément il n’y avait pas de mouvements. C’était donc compliqué d’être sollicité. L’Union St Jean m’a proposé d’être responsable foot à 11. J’ai accepté. C’était aussi une expérience agréable avec de belles personnes. Cette année, j’étais beaucoup plus sollicité sur divers projets.

Avec la nouvelle présidence du club, est-ce que vous avez déjà fixé des objectifs pour la saison prochaine ?

Même sans faire le point définitif sur l’effectif, il faut un projet club, un projet sportif, des objectifs. Quand on reçoit les joueurs, ils veulent être rassurés sur la direction à prendre. On s’est rencontrés pour essayer de mettre des choses en place avec la direction, bien définir l’organigramme pour faire une bonne présentation aux joueurs et leur expliquer le projet à venir.

Qu’est-ce que tu peux nous en dire de ce projet ?

Les objectifs, je les fixe toujours au plus haut. C’est la première chose. Ensuite, Nabil Moussi a décidé de quitter le club. J’ai envie de dire que c’est un coach 2.0. C’est un passionné, il fait des analyses vidéos, il travaille tactiquement. C’est un coach comme je les aime. A mon sens, il a fait du bon travail. St Alban était dans le haut du classement au départ. Si je ne me trompe pas, il y a eu énormément de départs courant de la saison de joueurs cadres. Forcément c’est plus difficile de terminer. Ce sont peut-être des histoires internes, que je ne connais pas et ne souhaite pas connaître. Notre objectif c’est que le club reste un club, qu’il y ait une cohésion entre l’école de foot et les séniors. Remettre tout ça en place et après, travailler. C’est du travail de longue haleine. Mais il y a des pierres à poser. On va essayer de le faire dans le meilleur des cadres.

Avec un tel projet tu veux donc d’investir sur la durée avec St Alban !

Oui, après, dans le foot, on peut dire quelque chose aujourd’hui et changer demain. Métropole, je voulais m’investir dans la durée et ne pas partir. Au final, des personnes ont fait des choix qui font que. Tu pars sur le projet, ce n’est pas un projet d’un an. Quand je les ai rencontrés, ils cherchaient quelqu’un pour mettre quelque chose en place. Un coach qui les épaule pour pouvoir le faire. Ils ont estimé que j’avais le profil pour le faire. Je sais que ce genre de challenge c’est intéressant. J’ai pas mal de projets à mon arc. Ce sont des projets intéressants à mettre en place. Compliqués, on est d’accord, mais ça peut être intéressant. Forcément qui dit reconstruction, dit sur du long terme. Je ne peux pas faire une année et dire je pars. Pareil pour eux, il faut un minimum de stabilité pour pouvoir mettre en place des choses bien plus intéressantes.