JB Mbondi (ex-Thouars) « Accrocher un projet ambitieux de N3 ou R1 »

JB Mbondi (ex-Thouars) « Accrocher un projet ambitieux de N3 ou R1 »

22 juin 2022 0 Par Nicolas Portillo

Passé par le Red Star ou encore le Racing Club de France, Jean-Barthélémy Mbondi vient de finir son aventure en Nouvelle-Aquitaine avec Thouars. Désireux de s’offrir un nouveau challenge, l’attaquant de 26 ans cherche un nouveau club dans la région Toulousaine, où il a déjà défendu les couleurs de l’Union St Jean.

La saison vient de se terminer, quid de vos résultats collectifs et individuels cette saison avec Thouars ?

Je commencerai tout d’abord par l’objectif collectif, qui a été atteint dans le sens où la direction du club a voulu jouer les premiers rôles. Forcément déçu car on n’a pas tenu cette première place qu’on tenait bien jusqu’à la trêve hivernale mais dans l’ensemble ça reste une saison correcte. L’équipe finit 4e sur 14 donc ça va !

Objectifs atteints dans l’ensemble cette saison pour vous ?

Individuellement, je réalise une superbe première partie de saison. Je rejoins l’équipe en octobre, je score 6 fois en 11 matchs , 2 passes décisives. Moi qui n’avait pas joué depuis plus d’un an , pour un retour sur les terrains de foot, je trouve que c’est  un ratio raisonnable. Par contre la deuxième partie de saison, je score une seule fois, 1 passes décisives , et derrière de nombreuses désillusions apparaissent au seins de l’effectif. Mon entente avec la coach n’a pas été top donc j’ai décidé  d’arrêter. Pour conclure, saison correcte.

Vous allez bientôt retenter votre chance en Occitanie. Qu’est-ce qui vous fait redescendre de la capitale et revenir vers Toulouse ?

Je redescends tout d’abord pour des raisons professionnelles, ma femme a la possibilité d’accepter un poste qui lui convient donc j’en profite pour m’implanter dans la région. Cette fois-ci de façon durable ! Mais aussi, parce que la région nous a vraiment plu lors de notre passage  et c’est ce qui fait la grosse différence quand on veut un cadre de vie pour élever des enfants.  Après j’ai une attirance pour Toulouse mais je peux aussi bien aller plus bas tant que la cadre s’y prête.

Red Star, sélection U23 du Cameroun, vous présentez des expériences intéressantes, quel projet vous tenterait aujourd’hui ?

Aujourd’hui j’aimerai accrocher un projet structuré et ambitieux, de la N3 à la R1. 

Est-ce que vous seriez tenté pour revenir à L’Union St Jean et tenter l’aventure National 3 avec eux ?

Aujourd’hui ce n’est pas d’actualité. Après si demain ils font appel à moi, oui pourquoi pas. Je pense qu’ils ont fourni un superbe travail et que le groupe est assez compétitif donc là non. Je suis en bons termes avec eux et j’en profite pour féliciter l’équipe et le club pour la montée, au passage je passe mes salutations au président Nadalin. 

Quels éléments seront primordiaux à vos yeux dans le choix de votre nouveau club ?

Les éléments aujourd’hui pour que je signe dans un club, ça serait déjà un nombre d’entraînement important, entre trois et 4. Ce qui me permettra de rapidement retrouver une forme physique adaptée pour le championnat, la philosophie de jeu aussi. Je suis un joueur de ballon donc j’aime quand l’équipe avec qui je joue essaye de développer tout en restant efficace bien évidemment. Un dispositif vidéo c’est un gros plus comme les infrastructures. Donc en réalité c’est le projet global. Je suis en discussion avec certains clubs déjà donc on verra. 

On va reparler des expériences au Red Star et en sélection, qu’est-ce que vous gardez aujourd’hui de ces aventures ?

La rigueur, la discipline , l’exigence et le travaille , ça reste un milieu très compétitif même à ces niveaux. Donc il faut toujours jouer des coudes pour être parmi les meilleurs. Ça m’a fait comprendre que le football était mental avant tout. 

Pensez-vous que c’est un réel plus sur votre CV de footballeur, dans votre gestion des entraînements des matchs ?

Oui bien sûr, dans mon CV ça permet déjà de montrer que j’ai eu une certaine “ validation ” du haut niveau. Derrière , pour les entraînements et les matchs , je répèterai ce que j’ai dit à la question précédente. Ça m’a appris à mieux gérer la pression, à se dépasser soi-même, à vouloir se donner des objectifs même à l’entraînement. En vrai , ça m’a éduqué dans la suite de ma carrière.

Votre expérience vous permet d’avoir touché au foot Toulousain, Bordelais et Parisien. Quelles différences avez-vous pu noter entre les deux pratiques du foot ? Dans les comportements des joueurs, les styles de jeux, les entraînements, le coaching, la philosophie de jeu et de football ?

Je dirais la grosse différence est athlétique. Le football parisien est beaucoup basé sur les duels, beaucoup d’intensité, de plus on trouve des merveilleux joueurs. En sachant que Paris regorge d’un énorme vivier de joueurs de qualité, donc pas évident si jamais tu n’as pas les pré-requis physiques et techniques. A Paris, c’est une mentalité de gagne en tout temps. Ça reste hyper compétitif donc parfois il y a des excès de comportement de la part des joueurs. Je dis ça sans stigmatiser. La guerre sur le terrain . Les coachs abordent les matchs un peu comme les coachs Toulousains pour ma part. Ça reste des hommes de terrains passionnés, prêts à tout pour gagner donc là sur ce plan je pense qu’il y a pas trop de différence. Je pense juste que les coachs de la région Occitanie ont peut-être moins de choix que les coachs parisiens, lors du mercato, question démographique encore une fois. Le football Toulousains , n’est pas limité loin de là ! C’est un football technique. La notion tactique reste prépondérante, petits gabarit , mobiles, et des matchs haletants la plupart du temps. 

Vous avez fait 26 ans cette année, les années défilent et vous rapprochent de la fin de carrière. Qu’est-ce que vous aimeriez vivre comme sensations, comme rêves comme footballeur avant que ne vienne le moment de raccrocher ?

Je ne pense pas à la fin tout de suite (rires) , je n’ai que 26 ans et je suis dans le meilleur moment de ma carrière, je connais mon corps, j’ai mes certitudes sur le terrain, je sais ce que je peux amener, je travail beaucoup individuellement pour me perfectionner donc tant que j’arrive à suivre le rythme ça me va.  Mon rêve c’est d’accrocher un projet et de monter avec ce club, de créer une réelle histoire avec un club, voilà ce que j’aimerai .