S.Roda (Luc Primaube) « Un club dans lequel je me sentais très bien avec des personnes formidables »

S.Roda (Luc Primaube) « Un club dans lequel je me sentais très bien avec des personnes formidables »

12 juillet 2022 0 Par Nicolas Portillo

Simon Roda a joué mi-juin son dernier match sous les couleurs de Luc Primaube. Passé par Béziers et Rodez, le joueur a finalement tiré sa révérence après une carrière riche en sensations, belles aventures et souvenirs d’exception.

On va revenir sur cette saison, c’est un clap de fin pour vous. Quitter Luc Primaube ça a du être une situation particulière pour vous !

Oui, ça fait un pansement au cœur comme on dit. D’une parce que j’ai passé sept ans au club. J’ai passé pratiquement autant de temps à La Primaube qu’à Rodez. Je suis arrivé en Aveyron en 2007. J’ai passé la moitié de ma carrière Aveyronnaise à Rodez, et l’autre à La Primaube. C’est un club dans lequel je me sentais, et me sens toujours, très bien avec des personnes formidables. Ça fait un petit quelque chose.

D’autant que vous partez sur une belle saison avec le club qui finit sur le podium de sa poule de R2. C’est de bonne augure pour la suite de l’aventure du club. Quel a été votre ressenti sur cette saison ?

Au tout début, pendant la préparation, nous avons eu quelques matchs un peu compliqués. Sortie de covid, le contexte nous mettait un peu plus en dilettante sans foot. Il y avait un peu moins d’investissements. Nous avons réunis le groupe avec les cadres pour expliquer que si nous continuons comme ça, la saison serait très compliquée. Même en R2, si les matchs on les prend tranquillement, ça ne passe pas. Ça nous a remis un peu la tête à l’endroit. Au final quand on regarde un an plus tard, on a fait une belle saison. On finit sur le podium. C’était un objectif fixé début 2022. Pas au début de la saison car nous ne savions pas trop où nous allions. Au fur et à mesure des matchs, début 2022, nous avons vu qu’il y avait quelque chose à faire. On s’était fixés ça dans un coin de la tête. On le réalise à la dernière journée en plus, c’est encore plus gratifiant.

Oui c’est vraiment une place acquise dans le money-time !

Oui c’est ça. On n’a pas lâché. Cette place était toujours à portée de points. Quand Cahors faisait un faux pas, nous aussi. Nous n’avons jamais réussi à prendre les devants. Nous nous sommes toujours raccrochés à ça et nous avons réussi à faire le boulot. Ça nous a sourit à la dernière journée. Tant mieux pour vous.

On va revenir sur votre expérience personnelle. Que retiendrez-vous de ces années sous le maillot de Luc Primaube ? Quels sont vos meilleurs souvenirs au sein du club ?

Des plus beaux souvenirs, j’en ai trois. Le premier c’est lors de la première saison. On joue un maintien contre Luzenac à domicile à l’avant-dernière journée. Luzenac jouait la montée en CFA2 à l’époque. On arrive à gagner 3-2 dans un match complètement fou. Ça a été un gros moment ! Le lundi à l’entraînement, on nous apprend que mathématiquement, le maintien n’est toujours pas fait. À l’époque, le fair-play entrait en vigueur pour départager les équipes. On est allés jouer le dernier match à Golfech pour le maintien. Nous avons joué ce match avec le cœur et nous arrivons à gagner sur un but à la 92ème minute. Quand on regarde le classement, on finit cinquièmes ! Tous les résultats devant nous ont été favorables. Ça a été un bon souvenir. Ça nous a montrés que nous étions capables de faire de belles choses, même si Luc Primaube était un club récent en DH. Après l’un des plus beaux souvenirs, c’est le septième tour de Coupe de France à Balma. Il y a eu peut-être autour de 300 personnes autour du club qui se sont mobilisés et sons venues au match. On avait rempli quatre bus de mémoire. Le septième tour, ce n’était jamais arrivé. Le club s’était mobilisé pour et c’était vraiment une belle fête. Le dernier, c’est la Coupe de France contre Balma cette année où on gagne aux pénos et on sort une équipe de N3. Il y avait des supporters, des jeunes du club qui avaient composé un kop. C’était un super moment.

Vous finissez à Luc Primaube, mais avant ça vous avez connu aussi le RAF et l’AS Béziers. De bons clubs du football Occitan. Quel bilan faites-vous de votre vie en tant que joueur de foot ?

Je suis assez satisfait. J’avais tout petit un rêve de devenir professionnel. J’ai eu entre guillemets cette chance. Quand je suis arrivé à Rodez, j’ai pu en faire mon métier pendant deux ans. Sorti de l’école, mon boulot c’était d’aller m’entraîner. Ça permet de toucher du doigt ce rêve. Après je suis assez satisfait. J’ai joué sept ans à Rodez, en National, en DH pratiquement toute ma carrière, j’ai fait un petit tour à Béziers en CFA à l’époque. J’aurais pu faire mieux, mais aussi certainement moins bien. Je pense que c’est plutôt un parcours raisonnable. Chez les jeunes j’ai toujours joué au meilleur niveau National. Je pense que j’ai fait une carrière honorable ?

Et maintenant qu’en sera-t-il de la suite ?

Ça va être déjà m’occuper de ma femme et de ma petite fille. Ça fait 13 ans que je suis avec ma femme, nous avons une petite fille depuis trois ans et demi. Avec trois entraînements par semaine, le match du week-end, pas forcément de vacances, moi par rapport au travail, les vacances sont imposées et c’était souvent à la fin de la préparation. J’ai fait beaucoup de sacrifices pour le foot depuis tout petit. Maintenant on va profiter de la famille, passer du temps avec ma fille et ma femme. J’ai des projets immobiliers. Je ne resterais pas loin du foot car j’aime ça. Mais là j’ai ressenti le besoin de couper un peu.

Vous faites une pause dans un premier temps et après qui vivra verra !

C’est ça. Franco (Vignola) m’a proposé d’être avec lui comme un adjoint. Je ne me le sentais pas. J’ai vraiment ce besoin de couper complètement, de me retrouver libre pour pouvoir faire ce que je veux les soirs, les week-ends sans devoir calculer à quelle heure on joue, où on joue, combien il y a de déplacement. J’ai envie de retrouver un peu de liberté. Après on verra dans le futur ce qu’il en est. C’est quelque chose qui m’intéresse un peu. Je l’ai dans un coin de la tête, on verra dans quelques années. Je ne ferme pas la porte. Après il faut passer des diplômes, ça demande beaucoup de temps. Actuellement pour moi c’est compliqué. On verra plus tard.