C’est une page qui se tourne pour la capitaine d’Albi Marssac TFA. Sept ans après son retour dans sa ville natale, Manon Cazes s’est laissée tenter par un nouveau défi avec Montauban FCTG et espère revenir le plus rapidement possible au top de sa forme après sa blessure au printemps dernier. (crédit Photo AMTFA)

Clap de fin pour votre aventure à Albi Marssac, sept saisons après votre retour. Ça laisse évidemment un marque indélébile pour vous ce passage à l’AMTFA, anciennement ASPTT Foot de l’Albigeois…

Oui personnellement, je n’ai que des souvenirs positifs de mes années à Albi. Je suis fière d’avoir porté ce maillot. Même si c’est un club amateur, c’est un club qui a beaucoup de valeurs. Ils m’ont aidé à grandir et à me construire personnellement. Les bénévoles font un travail incroyable et le club essaye de se structurer au fil des années.

Cette ambiance d’un club amateur motivé, c’était justement un distinguo avec l’expérience que vous veniez de vivre au TFC !

Oui c’est sûr que comparé au TFC, Albi est moins structuré. Mais comme je le disais, à Toulouse, je ne retrouvais pas les valeurs humaines que j’ai pu retrouver à Albi. C’est aussi ce qui a permis à Albi de vivre des années en D1 et se maintient chaque année en D2 maintenant. Il y a beaucoup de gens qui travaillent bénévolement autour du club pour l’aider à mieux se structurer. Après, il reste pas mal de travail à faire. La fusion avec Marssac a apporté une certaine structure. Mais ça doit continuer à s’améliorer pour pouvoir continuer en D2.

D’autant qu’Albi Marssac, vous y étiez comme un poisson dans l’eau pour finir capitaine de l’équipe et un véritable roc défensif !

Oui. Après comme j’ai fait mes débuts à Albi, les gens me connaissaient. Du coup c’était plus facile pour moi de réintégrer mon club d’enfance. J’ai pu acquérir de l’expérience pendant les années du club en D1. Des coachs m’ont aussi énormément fait progresser en m’aidant à passer un cap. D’année en année, je me suis fait ma place.

Parlons de cette dernière saison avec Albi Marssac. Vous finissez huitième, c’est un peu en dessous des objectifs de début de saison. J’imagine que c’est la frustration qui prédomine au moment de faire le bilan ?

Collectivement oui un peu de déception. On avait un groupe travailleur et nous aurions pu aller chercher une meilleur place au niveau du podium. Après, nous avons laissé le club en D2. C’était le principal objectif. Mais nous aurions pu mieux faire. Individuellement, mon regret c’est de ne pas avoir pu terminer la saison avec ma blessure. J’aurais aimé jouer le dernier match au Stade pour finir correctement mes années à Albi.

Justement parlons de cette blessure qui a entériné plus rapidement que prévu votre saison personnelle. Où en êtes-vous de votre guérison ?

J’ai eu de la chance. Via la préparatrice physique d’Albi, Marion Malabry, j’ai pu intégrer Médipôle, le centre de rééducation à Toulouse. J’y vais tous les jours jusqu’à début août. Ma prise en charge là-bas est vraiment optimale avec des kinés, des ergothérapeutes, des médecins, des psychologues, des infirmiers, des préparateurs physiques. Je suis vraiment très bien prise en charge. Cette blessure fait travailler la patience, donc c’est étape par étape.

Justement aujourd’hui c’est une nouvelle étape qui s’annonce pour vous dans votre carrière de footballeuse. Vous avez signé à Montauban. Au moment de signer avec les Tarn-et-Garonnaises, est-ce que vous n’aviez pas en tête de retrouver l’ambiance qui vous quittez à Albi Marssac avec un club amateur aux mêmes valeurs ?

Alors en toute franchise, Montauban, ce n’est pas un club que je connais en terme de structuration et de valeurs. Je connais la coach Soraya (Belkadi) que j’ai eu comme coach pendant mes années au TFC. Je connais ses valeurs humaines et ses compétences footballistiques. Sur ce point je ne me fais aucun souci. C’est aussi ce qui m’a aidé à vouloir signer là-bas. J’ai aussi pu rencontrer et échanger avec le président. Il a l’air d’être quelqu’un de très bien. Des filles du club m’en ont dit beaucoup de bien.

Dans l’idéal, on va dire que vous espérez y retrouvez les valeurs que vous avez vues à Albi ces dernières années !

Oui. Je ne me fais pas de souci. Des échos que j’ai eu des filles, c’est un club avec de bonnes valeurs, qui est structuré. Je pense avoir fait le bon choix.

Parlons de votre arrivée, elle fait écho un très bon recrutement du club. Montauban sera une équipe vraiment compétitive l’an prochain !

Oui déjà Montauban avait fait de bonnes performances la saison dernière. Il y a pas mal de nouvelles arrivées. L’objectif sera de jouer le haut de tableau. Je connais Soraya. Elle est très compétitrice. On jouera tous les matchs pour les gagner, c’est certain. Après on verra au niveau du groupe. La préparation sera très importante au vue du nombre de recrues. Ça sera important de créer une véritable cohésion. Même s’il y a du talent, s’il n’y a pas de cohésion, on n’y arrivera pas. Je pense que l’objectif premier sera la cohésion. Après le talent viendra logiquement je pense.

Avec bien évidemment l’objectif de finir au moins dans le top 6 de votre poule pour rester en D2 au minimum…

C’est certain. Je pense même que l’objectif sera plus élevé que ça. C’est le minimum. Descendre avec Montauban, ce n’est juste pas possible vu le groupe que l’on a.

On connaît aussi les nouvelles poules. Bien évidemment, vous tombez dans la poule d’Albi Marssac. Vous allez vous empresser de jeter un œil au calendrier dés sa sortie pour savoir quand vous reviendrez à Rigaud non ?

Oui évidemment. J’espère que ça sera plutôt en deuxième partie de saison. J’aimerais rejouer à Albi. Je ne sais pas quand sera la deuxième rencontre contre Albi, mais j’aurais une préférence que ça soit chez eux en deuxième partie de saison pour pouvoir récupérer de ma blessure. Même si je ne fais plus parti du club d’Albi, je suivrais leurs résultats la saison prochaine.

Avec bien évidemment l’espoir qu’elles soient également dans le top 6 en fin de saison…

Oui c’est ça.