C’est avec la médaille d’or que Marion Braunwart revient du Nouveau Continent. Avec l’Équipe de France Militaire, la joueuse de Montauban a su être décisive pour remporter les Championnats du Monde Féminins organisés aux États-Unis pendant le mois de juillet. Une première aventure Tricolore qui marquera la Tarn-et-Garonnaise pendant un moment !

Ça y est, c’est fait vous voilà championne du Monde de foot militaire. J’imagine que ça doit vous faire tout drôle ? Est-ce que vous réalisez totalement ou pas encore ?

Ça y est enfin cette compétition s’achève sur une très bonne note. En effet, cela fait tout drôle. Je réalise pas encore que je suis championne du Monde. Peut-être qu’à mon retour en France je vais un peu plus réaliser.

On peut dire que pour votre première sous ce maillot Tricolore avec l’équipe de France Militaire vous commencez par le summum ! Que sera la suite ?

Tout à fait, c’est ma première grosse expérience sous le maillot Bleu. Première sélection et je suis championne du Monde, je ne peux pas imaginer mieux pour cette première. J’espère une suite… qui sait ?

On va revenir sur cette fameuse première sélection. Ça fait quoi de porter le maillot frappé du coq ?

Tout d’abord, c’est une grosse fierté de porter le maillot de l’équipe de France. Chanter la Marseillaise dès le premier match, j’en ai eu des frissons. C’est une très belle expérience, je m’en rappellerai toute ma vie.

Racontez-nous un peu les coulisses de ces Championnats du Monde, comment étaient la préparation physique, la mise en place du groupe, valeur importante pour une telle compétition ?

Nous avons eu un stage de préparation au cours du mois de Juin. Suite à cela, nous avons eu une préparation physique à établir afin d’être en forme dès le 5 juillet.
Nous avons un bon groupe, dans lequel tous le monde s’entend bien. Le staff s’est beaucoup investit pour nous.
La valeur du groupe choisi est d’avoir la banane, c’est une condition du sélectionneur. Après il y a d’autres conditions bien sur mais la première valeur est d’avoir toujours le smile !

Et le foot Outre-Atlantique, en termes d’installations, de préparatifs de compétition qu’est-ce que vous pourriez en dire ?

Alors nous avons été hébergées dans une base militaire à Spokane (ville située dans l’État de Washington). Les installations sont de qualités. Nous avons jouer tous les matchs sur un terrain synthétique. Après nous avons eu accès aux salles de musculations, aux bains froids donc cela a été un plus. Le point négatif a été au niveau de la nourriture. Cela a été très décevant.

On sait que les États-Unis essayent de développer un maximum le football, ça marche d’ailleurs plus que bien avec la sélection nationale. En terme d’organisation de l’événement, ils avaient mis les petits plats dans les grands ? On se serait cru aux JO ?

En effet, les États Unis essayent de développer au maximum le football féminin. Il y a eu pas mal de monde tout de même dans les gradins pour venir assister à cette Coupe du Monde. Cela fait plaisir et montre un fort intérêt.
La cérémonie d’ouverture a été plutôt réussi avec la venu des avions de chasse militaire.
Ensuite, ils ont été performants au niveau des installations au niveau de l’hébergement. Nous avons été dans une base militaire, avec toutes les équipes participantes.
Le point négatif qu’il y a eu dans cet événement est au niveau de l’alimentation… quand vous avez des chips à 12h avant de jouer un match c’est pas terrible….
Le jour de la finale, nous avons eu des hot dog… le staff a du donc anticiper afin de nous préparer des pâtes…

On va parler un peu plus du tournoi des Bleues. Un sans-faute pour vous. Est-ce que dès le début vous vous affichiez comme des favorites ou ce statut ne vous a jamais convenu ?

Non pas du tout. Nous nous sommes jamais dit que nous étions favorites. Nous n’avons eu aucun statut. On a joué simplement les matchs les uns après les autres.
Nous avons eu pour mission de terminer dans les 4 premières places. Chose faite ! Nous avons rempli la mission comme il se doit.

Quelle a été la force du groupe Bleues ? Une belle montée en puissance, un Collectif à toute épreuve, un mental d’acier ?

Je pense que notre force a été le mental. Cette compétition a beaucoup jouer sur notre mental. On s’est entraidé, il y a eu beaucoup de solidarité et je pense que cela a joué sur nos performances.

Vous-même personnellement que ressortez-vous de cette aventure ? Au-delà de la victoire, est-ce qu’elle vous a fait progresser encore un peu plus ?

Déjà, j’ai beaucoup appris sur mon mental. Vivre un telle aventure ne peut que nous faire grandir. J’ai également pu revoir ma soeur, donc un surplus au niveau des émotions.
J’en ressors plus forte que jamais, cela nous fait gagner en confiance et c’est important à notre niveau.

Et quid de vos performances individuelles avec votre équipe ? Vous êtes plutôt satisfaite ?

Je suis plutôt satisfaite. Surtout en faisant une passe décisive en finale de Coupe du Monde. Je ne pouvais pas rêver mieux. J’ai eu pas mal de temps de jeu et cela m’a énormément étonnée.

On sait que la saison qui vient de s’achever a été très longue pour les organismes. Là avec vos coéquipières Tricolores vous n’avez quasiment pas eu de coupure. On parle déjà de la prochaine saison ça ne va pas être un peu rude pour suivre le rythme ? Est-ce que vous avez déjà mis en place une reprise plus progressive avec votre club ?

Non cela va aller. Chaque club a laissé un minimum de repos avant une reprise collective pour chacune du groupe.
Personnellement, avec Montauban, nous avons prévu une reprise progressive afin d’éviter les blessures.
Tout cela a été vu avec la coach et le préparateur physique.

Petite question bonus, on sait que parfois chez les hommes les trophées peuvent avoir la vie dure. On peut penser à la Coupe du Tarn qui a fait le tour du pays dans tous ses états, ou encore même au rugbymen Antoine Dupont qui a fait du surf sur le Bouclier de Brennus. Rassurez-nous aucune folies avec votre trophée ou vos médailles ?

Ouh la non du tout. Nous on est plutôt soft nous avons fait beaucoup de photos avec la médaille en or. Elle fait mal aux dents (rires). En tout cas, nous ramenons fièrement la Coupe à la maison.