N.Gine (Revel) « Un club pérenne de R1 dans deux-trois ans »

N.Gine (Revel) « Un club pérenne de R1 dans deux-trois ans »

25 juillet 2022 0 Par Nicolas Portillo

S’il arrive dans une équipe qui descend en R2, Nicolas Gine ne compte pas se laisser faire. À l’US Revel, il veut insuffler aux joueurs la hargne et la compétitivité qui le caractérisent pour reconstruire à moyen et long terme avec l’objectif Régional 1 très rapidement.

Vous avez donc quitté Carcassonne pour rejoindre l’US Revel et prendre la suite de Jérome Rougé à la tête de l’équipe première du club. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur les conditions de votre arrivée ? Quels éléments auront été importants pour vous voir débarquer en terre Revéloise ?

Déjà, j’ai de bonnes relations avec Cédric (Garcia, le directeur sportif) avec qui on a pas mal échangé cette année. Petit à petit, il a commencé à m’évoquer le possible arrêt de Jérôme. Sans forcément discuter de mon arrivée. Au fur et à mesure de la saison, sachant que Jérome avait finalement prévu de ne pas rester, ils ont commencé à contacter plusieurs coachs dont moi. Je leur avais signifié que j’étais attaché au FAC et au maintien de l’équipe. On n’a pas forcément poursuivi, mais je n’ai pas totalement fermé la porte. Je suis allé quand même les rencontrer. J’avais envie de changement comme ça faisait quatre ans que j’étais à Carcassonne. J’avais besoin de trouver un autre projet en dehors du Carcassonnais. Petit à petit, ils ont été plus pressants pour que je les rejoigne. Après plusieurs rendez-vous, j’ai estimé que c’était une bonne opportunité pour moi même si le club descendait en R2. Il me semblait que ce club avait des valeurs et des atouts que beaucoup d’autres clubs n’avaient pas.

Justement vous faire venir à Revel, descendu en R2, alors que vous étiez à Carcassonne en R1, ça justifie les ambitions affichées du club pour les prochaines années !

De toute façon, ça faisait partie de mes attentes envers le club, c’est-à-dire avoir un recrutement assez ambitieux, de garder quasiment la totalité de l’effectif pour être compétitifs dès la première année. Parler de monter, c’est très prématuré. Beaucoup de clubs voudront monter. Une saison c’est long. Je pense que c’est un projet à moyen terme, plutôt qu’à court terme. Je ne suis pas pressé pour jouer la montée dès les premiers mois. Il ne faut pas faire n’importe quoi pour reconstruire ce groupe.

Oui vous n’avez pas l’impératif d’être champions au printemps 2023 …

Non, ce n’est pas l’objectif primordial. C’est bien évidemment une idée que l’on peut avoir en tête. Mais nous serons cinq-six clubs à l’avoir en tête. Il y a beaucoup de paramètres qui feront que l’on va jouer les premiers rôles ou pas du tout. Il faut déjà remettre la tête à l’endroit aux joueurs descendus cette année. Ça sera mon premier objectif.

Comment allez-vous procéder justement pour leur remettre la tête à l’endroit ?

On va se mettre au travail déjà. Ils sont demandeurs de beaucoup travailler. On va axer sur une préparation assez lourde du mois d’août jusqu’à la reprise du championnat. On a un mois et demi de travail. On va remettre la tête au travail. Après, l’ambiance est bonne. Il faudra surtout axé sur du travail, trouver un groupe de compétiteurs. Un groupe d’amis c’est bien, mais comme je leur ai dit, un groupe de compétiteurs, c’est mieux.

Vous avez évoqué l’éventualité de jouer la montée. Lorsque l’on voit votre poule, c’est du costaud qui s’offre à vous. Trois équipes qui descendent de R1 : Castanet, Revel et St Orens. On peut aussi citer des équipes qui affichent des ambitions de leadership comme Cugnaux ou Foix qui y pense depuis quelques années. Ça sera une poule très relevée et excitante !

Bien sûr, ça sera une poule costaud. De toute manière avec cinq descentes de R1 dans les trois poules, on savait très bien que la R2 allait se renforcer l’année d’après. C’est pour ça, il ne faut pas se focaliser sur un titre de champion dès la première année. Mais il faut construire quelque chose. Monter pour monter et ne rien créer derrière, ce n’est pas l’objectif. Il faut commencer à insuffler, mettre des jeunes du club aussi. Les fidéliser dans le projet. Il ne faut pas faire n’importe quoi. Le projet doit être sur deux-trois ans. Ça sera atteint, si dans deux-trois ans, nous sommes un club pérenne de R1. Si dans trois ans, on est montés mais redescendus, ça ne sert à rien. Il faut faire les choses dans l’ordre.

Les poules sont donc tombées la semaine dernière, vous avez du vous pencher dessus. Vous aurez des déplacements un peu partout en Occitanie, c’est une poule très riche. Est-ce que cette poule vous satisfait, ou vous auriez préféré un peu moins de route ?

Non, la route, ça ne me dérange pas. On va aller sur le Montpelliérain, le Perpignanais, le Toulousain, l’Aude. Il y a un peu de tout, c’est homogène. Ça nous fera bourlinguer dans toute l’Occitanie. Le fait de ne pas être cantonné sur les mêmes adversaires, les mêmes clubs, c’est intéressant. C’est plutôt bien comme ça.

Quelles seront vos consignes, vos méthodes durant la prépa pour être d’attaque et avoir votre groupe de compétiteurs ?

Comme je disais : garder l’ambiance dans ce club et ce groupe. Elle est juste exceptionnelle. Pour un groupe qui descend, c’est rare d’avoir des joueurs, un groupe un staff et des dirigeants aussi complémentaires. J’y amènerais peut-être mon côté compétiteur. Je vais essayer de leur faire comprendre comme je disais qu’être copains c’est bien, mais revenir avec les trois points à la maison, c’est encore mieux.

Ne pas casser l’ambiance des copains, mais avoir des copains qui ont le couteau entre les dents comme on dit !

Voilà. Il faut vraiment insuffler ce côté compétiteur et l’envie de gagner un maximum de matchs.