C’est au sortir d’une très belle saison que l’on retrouve le président d’Onet RFC, Eric Luban, qui nous livre ses sentiments sur la situation du club, ses ambitions et les valeurs qui sont chères au club Aveyronnais à la veille d’une saison inédite en National 3.

Est-ce que vous pouvez m’en dire un peu plus sur votre fonction de président. Depuis quand vous êtes à la tête du club ?

Je suis président depuis une petite dizaine d’années. Tout d’abord trois ans en co-président, en duo avec JL Fric. Ma fonction était de m’occuper de la partie sportive. Puis, je suis devenu seul président. Nous sommes un club de 420 licenciés, nous n’avons pas de salarié donc il faut être polyvalent, faire office de couteau suisse, jongler avec l’organisation administrative du club et aussi l’organisation sportive. Heureusement, je suis très bien entouré par un groupe de dirigeants très impliqués donc cela se passe bien.

Onet est champion de Régional 1, c’est clairement une saison en apothéose pour votre club ! Comment l’avez-vous vécu en tant que président ?

Le club a passé des années compliquées sportivement après l’arrêt de certains joueurs. Nous avons reconstruit une équipe jeune, avec à sa tête un coach jeune à qui nous avons fait entièrement confiance. Il savait qu’il avait le soutien de tous au sein de notre club. Nous avons perdu notre terrain d’honneur, nous avons été reversés dans la poule Sud de R1 avec des déplacements plus lointains et un coût financier important mais nous avons tous ensemble travaillé sans faire de bruits. Donc après ces années difficiles, cette saison a été abordée sereinement. Les résultats ont fait que nous nous sommes prêtés au jeu. Le groupe s’est donné des objectifs : continuer à progresser et gagner le plus de matchs possibles. Ils y sont parvenus ! Donc le stress des saisons précédentes a été remplacé par la joie, le bonheur et la fierté grâce au beau parcours réalisé par l’ensemble de ce groupe de copains qui forment une belle famille.

On peut cependant pointer du doigt un parcours écourté en Coupe de France. Est-ce que vous nourrissez des regrets sur cette élimination précoce à Papus ou a-t-elle été le ciment pour bâtir la montée derrière ?

La Coupe de France est aléatoire, nous avons perdu à Papus dans des conditions particulières, fin de l’aventure.

Votre coach, Yoan Boscus, ne cesse de l’évoquer depuis des années, Onet c’est avant tout la stabilité. Pourtant au printemps 2020, vous frisez avec la descente. Ça ne vous a jamais tenté d’essayer un chambardement au sein de l’effectif ? Même si au final l’histoire vous a donné raison !

Nous sommes en Aveyron, dans un club familial comme indiqué précédemment le but est de faire progresser notre groupe, nos jeunes en recherchant juste des joueurs qui s’intégreront dans le moule mais pas en quantité car nous faisons confiance aux jeunes issus de notre formation. Les arrivants doivent apporter un plus au groupe donc nous n’avons aucun intérêt de prendre des joueurs pour prendre des joueurs. Nous voulons construire pas à pas notre club, nous améliorer dans toutes les catégories des plus petits aux plus grands.

La saison prochaine objectif maintien en N3, auquel pourrait s’ajouter l’objectif montée pour l’équipe deux, actuellement en R3. Là vous ne pourrez pas y couper, il faudra des éléments qui ont un peu de bouteille dans les championnats Nationaux pour prêter main forte à l’effectif en place non ?

Oui, l’objectif sera le maintien en National 3, nous allons découvrir un autre niveau, des réserves professionnelles, plusieurs équipes qui descendent de N2 et des clubs très ambitieux. Il n’y a qu’à voir le recrutement, financièrement, nous ne combattons pas dans la même catégories, mais nous aurons certainement un plus qu’ils n’auront pas. Pour l’équipe deux, l’objectif sera d’être classé le plus haut possible pour se rapprocher d’une montée si possible, mais sans pression car le groupe sera jeune et il doit continuer de progresser lui aussi. Trouver des joueurs avec de la bouteille en Aveyron ? Nous ne recruterons pas des mercenaires qui ne viendraient que pour être des footballeurs et que cela. Ce n’est pas dans l’ADN de notre club. L’équipe sera Made In Aveyron avec des jeunes. Notre capitaine Hugo Bobek apportera toute son expérience comme il le fait depuis qu’il est chez nous. Mais nous avons aussi quelques cadres qui ont pour moi le niveau N3 donc l’objectif est d’étoffer le groupe, mais surtout pas de le déstabiliser.

Onet ce n’est pas qu’un pôle sénior, c’est également une école de foot. Le moins que l’on puisse dire c’est que ça monte en puissance à ce niveau-là à l’image des U19 et U20 leaders de leurs poules régionales respectives. Quelles sont les ambitions et les chantiers à venir pour le club chez les jeunes ?

Notre but est de former, donc la formation est prioritaire. Des U19/U10 seront intégrés dans le groupe sénior deux, voir un. Nous aurons une équipe U20 élite et pour le reste des catégories, le travail mis en place va continuer et même se renforcer avec la mise en place d’entraînements à horaires aménagés pour certaines catégories.

A l’heure actuelle, l’OCF n’a pas d’équipe féminine en son sein. Est-ce que ça pourrait être un projet de développement à venir ?

Pas dans l’immédiat.

Quels sont les projets à plus ou moins long termes que voudrait mettre en place le club ?

Continuer à former nos éducateurs pour augmenter la qualité de la formation de nos jeunes. Nous aurons cinq éducateurs en formation BMF ! Nous voulons mettre en place des entraînements à horaires aménagés pour nos collégiens et améliorer la communication du club et l’accueil de nos partenaires.

Dernière question, dans un monde parfait, l’OCF d’ici 3-4 ans ça donnerait quoi ?

Dans un monde parfait ? Les séniors 1 en N3, les séniors 2 en R2, toutes les équipes de foot à 11 en championnats Régionaux, le perfectionnement de notre école de foot et une nouvelle équipe dirigeante, jeune, amenant de nouvelles idées et avec des dirigeantes à des postes à responsabilités.