Alors qu’il pleut des arrêtés pour économiser l’eau face à la sécheresse, on peut en venir à se questionner sur les prémices de cette saison 2022-23.

C’est une situation bien évidemment préoccupante. Les photos d’une Garonne quasiment à sec en plein Toulouse ont de quoi alarmer les résidents de la Ville Rose, et alentours. Le pluviomètre est pourtant au plus bas depuis plusieurs semaines nous offrant un été très sec. Pour faire face à ce déficit, les préfets ont été nombreux à limiter l’usage de l’eau et notamment pour les complexes sportifs. Lesdits complexes, épargnés jusque-là grâce aux arrosages municipaux, risquent bien de rapidement se détériorer dans les prochains jours tant par manque d’eau que par l’usage intensif qui en est fait pour les préparations de présaison. Alors que la pandémie semblait nous laisser tranquille, ce sont d’autres nuages qui semblent vouloir assombrir les débuts de la saison 2022-23 à venir…

Lapanouse Foot

Préparation tronquée et pelouses inutilisables ?

On a pourtant lancé le chrono pour les premières rencontres officielles ! Dans tout juste neuf jours doit se jouer dans le Gers le premier match officiel en Occitanie entre le RBA FCF et Forza LSJ pour ouvrir la Coupe de France dans notre région. Neuf petits jours pour clore la première étape de la préparation et être opérationnels. Pourtant, cette prépa semble promise à être métamorphosée. Les coachs doivent en effet éviter de trop user leurs terrains d’honneur (pour ceux n’ayant pas le loisir d’avoir de terrain d’entraînement). Mais s’entraîner le long des talanquères sera-t-il suffisant pour éviter des premières rencontres sur des pelouses occises par un soleil brûlant ? D’autant que la santé de la pelouse n’est pas la seule remise en cause. Les terrains peuvent également remettre en cause l’essence même d’une préparation physique : être en forme pour jouer et éviter les blessures. Sur des terrains secs et durs comme du béton, les articulations et muscles des joueurs vont être d’ores et déjà mis à rude épreuve durant cette préparation au sortir d’une saison que tous auront déjà jugée éprouvante !

En route vers le synthétique ?

On le sait pourtant, des étés si éprouvants et secs tendent à se généraliser dans l’avenir. Si des dérogations d’arrosage n’ont pas posé de souci pour permettre au Tour de France d’hydrater le bitume, et éviter des accidents pour les coureurs, il n’en est pas de même pour les sports amateurs comme le football ou le rugby. Les clubs et instances de sports vont donc devoir se pencher vers cette problématique supplémentaire dans les années à venir. Si une solution semble déjà en place pour certains, la pelouse synthétique, elle ne fait pas forcément l’unanimité partout. Problématique principale : son coût. Avec un tarif à plusieurs centaines de milliers d’euros, on peut comprendre que plusieurs municipalités soient frileuses à l’idée d’installer ces pelouses de demain. Au-delà du tarif, tous les usagers ne sont pas forcément convaincus par les pelouses synthétiques craignant une fatigue du corps bien plus précoce que sur du gazon naturel. Entre les pelouses de paille l’été, et les pelouses givrées l’hiver, il faudra cependant trouver des solutions pour l’avenir…