Educateur depuis 12 ans et passé par Gagnac et St Alban avant de rejoindre Blagnac, Loïc Trimino vit une réelle vocation dans ce monde du football. Passionné de ballon rond depuis toujours, l’éducateur Caouec a déjà BMF et BEF à son actif avec l’espoir de pouvoir encore se former et s’immerger un peu plus dans cette vocation.

Comment vous êtes-vous lancé dans cette passion qu’est celle d’éducateur ?

Tout d’abord, c’est la passion du foot. Après avoir enchaîné quelques blessures en tant que joueur, j’ai commencé à être adjoint. J’ai toujours aimé transmettre un savoir et gérer des groupes. À côté je suis animateur. J’aime le foot par dessus tout, transmettre un savoir et gérer des effectifs. C’est donc tout naturellement que je me suis lancé dedans. Je me suis présenté au BMF. En côtoyant des gens et en voyant la qualité de la formation, ça a été un déclic.

Dans un sens cette nouvelle casquette d’éducateur doit faire doublon avec votre métier au quotidien !

Oui complètement. Je suis amené à gérer des publics, généralement des adolescents. Du coup je connais un peu les mécanismes. Je sais comment gérer un enfant de tel âge à tel âge, tel public, telle orientation… J’ai quelques repères de par ma profession.

Vous avez donc passé le BMF, puis le BEF. Quid de la suite ?

J’ai le BEF depuis trois ans du coup. Mon parcours de vie m’a fait passé le BMF. J’ai toujours eu du mal à suivre une formation. Quand j’ai atterri au BMF, ça a été une vraie découverte. Je me suis pris au jeu et une fois le BMF acquis, j’ai eu l’ambition de passer mon BEF le plus vite possible. Je l’ai donc obtenu il y a trois ans. Maintenant la suite logique, c’est de passer le BES. Je me suis déjà penché dessus en faisant une réunion avec la Ligue pour voir les tenants et aboutissants. C’est un projet qui se mûrit seul de son côté, puis avec le club qui se prépare. Actuellement, je me le prépare de mon côté pour pouvoir commencer à postuler officiellement.

C’est clairement une vocation pour vous !

C’est exactement ça. Je n’ai jamais été très scolaire. Me retrouver dans ces formations avec des devoirs à rendre à des dates limites, à respecter des heures, des envois. Ils sont très assidus là-dessus. Je me suis retrouvé comme un poisson dans l’eau. Ça m’a surpris. J’ai tendance à dire qu’il y a deux types d’entraîneurs quand ils font ces formations. Soit ça les calme et ils entraînent tranquillement. Sinon il y a d’autres styles d’entraîneurs que ça stimule, comme moi et ça m’a donné envie d’aller plus loin.

Douze années comme éducateur. Que pouvez-vous dire de cette année qui vient de se conclure avec vos U17 ?

Une saison compliquée vis-à-vis de l’objectif maintien. On n’avait que cinq équipes qui se maintenaient sur douze en U17 R1. Une saison en dent de scie au niveau des résultats. Après, il y a eu du mouvement en sénior, quand Alain Bénédet a été limogé et que Fred Larrieu est passé de la R1 à la N3. C’est moi qui ait repris la R1.

Une reprise qui va perdurer avec ce groupe qui évoluera en R2…

C’est ça. La N3 est descendue donc même en terminant quatrième, on doit malheureusement retomber de niveau.

Pour vous personnellement, c’est un nouveau pas qui est franchi avec ce groupe sénior !

C’est la première fois effectivement. Je l’avais en tête depuis un certain temps. J’étais chez les jeunes depuis un certains temps. Je ne me voyais pas redescendre en âge sous les U17. Je réfléchissais à passer en séniors, que ça soit comme adjoint ou principal. Les circonstances ont fait que le président est venu me demander si ça me tentait. J’ai sauté sur l’occasion et le pas était franchi. Pas prévu cette année là, mais franchi.

Qu’espérez-vous pour la suite maintenant ?

Je ne me fixe pas de limites. C’est une vocation pour moi. Je peux passer des heures et des jours sur le terrain. Je reste humble dans la démarche. Tant que je pourrais évoluer et progresser ! Là je me suis fixé l’objectif de passer le BES avant mes 35 ans. Je vais tout faire pour y arriver donc je ne me fixe pas de limites.

Donc pourquoi pas toucher à des niveaux plus élevés par le futur !

Complètement que ça soit comme adjoint en N3 peut-être. Les parcours de vie sont faits de rencontres et d’opportunités. Ce qui est sûr, c’est que je ne me fixe aucune limite. Je me focalise sur le travail à faire. Je ne me freine pas sur mes ambitions. Je me focalise sur le travail à faire, et après, on verra si le reste va suivre.

Dernière question, qu’est-ce qui est important à mettre en place comme éducateur pour vous ?

Tout d’abord ça va être assez bateau : les compétences footballistiques, tactico-techniques et être capable d’animer et de créer des séances de qualité pour stimuler l’envie des joueurs. Plus spécifiquement, j’arrive peut-être à me démarquer. Avec les nouvelles générations qui arrivent, pour moi c’est la pédagogie qui nous permet de communiquer et vivre ensemble et performer ensemble. Comment amener cette symbiose collective. À mon sens ce qui peut faire la différence entre deux très bons entraîneurs avec des compétences footballistiques certaines, ça sera la pédagogique, comment les joueurs seront accompagnés et suivis dans leurs performances.