Y.Tranier (Massals) « On devient une équipe de Coupe, les joueurs se transcendent pour cet événement »

Y.Tranier (Massals) « On devient une équipe de Coupe, les joueurs se transcendent pour cet événement »

23 août 2022 0 Par Nicolas Portillo

Comme chaque année, ce premier tour de Coupe de France aura offert de belles surprises aux footeux. Ce fut le cas dans le Tarn sur la pelouse des Pountils où Le Séquestre n’a pas réussi à se défaire de Massals. Ces derniers, évoluant en D2, ont su garder la confiance pour venir à bout de leur adversaire de D1. On se refait le fil du match avec le coach de Massals, Yannick Tranier.

Vous l’emportez donc sur la pelouse du Séquestre pour le compte de ce premier tour de Coupe de France. Sur le papier, cette victoire n’était pas forcément acquise !

Non elle n’était pas acquise c’est sûr. Après, ça fait trois ans qu’on joue la Coupe de France. La première année, on avait pris une petite dérouillée par Graulhet Benfica qui était en D1. On venait nous de monter en D2. L’année dernière, on a tombé Roquecourbe et nous avons mené une équipe de R2, St Sulpice, aux penaltys ! Depuis trois-quatre ans, on devient une équipe de Coupe. On aime ça. On a les joueurs qui se transcendent sur cet événement.

On sent justement une certaines progression au fil des années. Vous allez peut-être encore gravir quelques étapes en Coupe !

Oui c’est une montée en puissance. Après, c’est un groupe qui monte en puissance même en championnat. Il y a encore trois ans, on était en D4. On est montés jusqu’en D2. En D2, la première saison, on n’a joué que trois matchs avec le covid. L’an dernier était notre première véritable saison à ce niveau et on finit cinquième avec cinq descentes ! Après, oui il y a une montée en puissance à tous les niveaux. La Coupe de France est une compétition particulière qui sert de préparation. C’est toujours plus facile pour une équipe de division inférieure de se déplacer chez une D1, sur une belle pelouse. Tout ça, on le sait. Ce match était plus facile à jouer pour nous que pour eux.

Est-ce que vous pouvez nous refaire le fil de cette victoire 2-1 ?

Pendant le premier quart d’heure, les équipes se sont pas mal jaugées. Le Séquestre a pris le jeu à son compte. On a deux trois incursions où ils nous ont fait peur. On n’a jamais eu vraiment la maîtrise du jeu. C’est eux qui avaient la possession sans être vraiment dangereux. On arrivait assez bien à maîtriser leurs offensives. Finalement, on se procure une-deux occasions assez franches. On peut les concrétiser, mais on ne le fait pas. Sur un premier fait de jeu, leur première véritable occasion, ils marquent sur un corner direct. Le vent a un peu joué son rôle et le corner vient se loger dans la lucarne.

Après un tel fait de jeu votre équipe n’a pas un peu baissé pavillon ?

Non. On était dans le vrai jusque-là. On n’était pas forcément inquiétés jusque-là. On s’est dit qu’il fallait l’accepter et on est repartis. Finalement, on a poussé et égalisé très rapidement quelques minutes après l’ouverture du score. On revient à 1-1 à la mi-temps. C’était un fait de jeu important.

Ce qui fait un peu changer la confiance de camp au moment de retourner aux vestiaires…

Oui la confiance était clairement dans notre camp. On n’a pas non plus eu d’euphorie sur le sujet. On était en contrôle. Le match repart sur un rythme où Le Séquestre imprime son jeu, a la possession, mais sans être véritablement dangereux. Nous sommes dans un système assez offensif en 3-4-3 où nos deux pistons doivent revenir à cinq derrière. Ce qui contre pas mal leurs axiaux et leur procure peu d’occasions. On se procure les meilleures occasions en seconde mi-temps ! On prend l’avantage à l’heure de jeu sur un ballon en profondeur joué assez haut. Notre attaquant a mystifié leur défense et leur gardien. Ils réagissent mais sans avoir de bonnes occasions. De notre côté, on a plusieurs occasions de 3-1. Là effectivement il y avait une inquiétude face à un tel adversaire dont les qualités nous obligent à refuser de laisser passer une occasion. On a été en difficulté sur les dix dernières minutes physiquement. Mais sur l’ensemble du match, je pense que la victoire est méritée.

Une victoire qui rime comme un joli coup avant d’affronter Blan le week-end prochain !

Voilà. Pour être franc, j’appréhende d’autant plus Blan. Le Séquestre c’était facile à jouer. Je connais leur coach, Seb Paulet, avec qui j’ai bossé. C’était une ambiance bonne enfant. Je sais que leur équipe est en reconstruction. Ils ont perdu beaucoup de joueurs et ont pas mal de nouvelles recrues. Nous par contre, nous avons pas mal étoffé l’effectif, mais nous avons un groupe assez stable depuis quatre ans. C’était notre force dimanche. Après Blan on appréhende beaucoup. On a eu des échos de leur poule l’an dernier. Ils ont été premiers et ont dominé quasiment toute la saison avant de s’écrouler sur la fin. On a eu des échos comme quoi c’est très physique. Ce n’est pas forcément ce qui nous convient le mieux. On sait que du côté de Castres, c’est plus physique. On y va en outsider même si c’est une D2 comme nous. Ils ont l’avantage du terrain. Ils ont battu une D1, Réalmont.

Vous mettez aussi en avant leur bon parcours en championnat l’an dernier. Comme s’ils étaient aux portes de la D1 en quelques sortes.

Exactement, on le voit comme ça. Alors que nous, nous n’avons jamais lutté pour monter l’an dernier. Eux étaient très proches. On va y aller très humblement pour faire le meilleur match possible. Ce n’est que du bonus.

Pour répondre au jeu physique qu’ils proposeront quelles cartes allez-vous abattre ?

C’est une très bonne question. Une question qui nous sera posée cette saison avec des poules brassées entre le Castrais et l’Albigeois. On a quatre équipes du secteur Castrais. Franchement, on devra essayer d’imposer nos qualités à nous. Le foot se gagne dans les duels. Ils risquent là d’être supérieurs à nous. Il faudra essayer de faire bouger le ballon plus vite, à la récupération du ballon on devra rapidement sortir des zones d’intensité, mettre de la vitesse dans le jeu tout en étant capables de répondre au défi physique qu’ils vont nous proposer. Si on n’y répond pas, on n’existera pas. On le sait.