S.Molina (JET U17) « Ça fait bizarre de se dire qu’on va jouer contre l’Olympique de Marseille, le TFC et Nîmes »

S.Molina (JET U17) « Ça fait bizarre de se dire qu’on va jouer contre l’Olympique de Marseille, le TFC et Nîmes »

27 août 2022 0 Par Nicolas Portillo

C’est une nouvelle aventure exceptionnelle qui s’ouvre pour les U17 des JET. Après une excellente saison en U16, les jeunes Toulousains ont réussi à glaner le titre de champions régionaux s’ouvrant au passage les portes du championnat U17 Nationaux. Demain, l’équipe Haut-Garonnaise ouvre cette nouvelle aventure avec la réception des U17 du Nîmes Olympique. Samuel Molina sent ses troupes prêtes pour ce premier match et cette nouvelle étape.

C’est une saison un peu spéciale qui débute pour votre groupe qui goûte aux U17 Nationaux. Comment vous êtes-vous préparés à cette belle aventure ?

On s’est préparé en gardant le noyau qui a fait monté les U16R1 en U17 Nationaux. On s’est séparé de peu de joueurs. On a bien ciblé notre recrutement derrière dans les besoins que l’on avait par rapport au groupe. On a vu pas mal de joueurs et on a ciblé là-dessus.

Ce championnat c’est une nouveauté pour le club. Le club a du également mettre les petits plats dans les grands pour vous donner les moyens de faire une belle saison…

Exactement. Après, on découvre dans le sens où c’est une première pour le club à ce niveau. Après on a travaillé. Ça fait 10 ans que je suis au club. On a commencé au plus bas pour monter les échelons. C’est un travail qui a commencé il y a 10 ans. On s’y est préparés au fur et à mesure. En étant en Régional, on sait quels coûts ça peut impacter. Après forcément en National, il y a des clubs pros donc des distances plus importantes. Pour tout le reste, ça ne changera pas dans l’organisation. On s’y prend un peu plus à l’avance. On s’est organisé pour pouvoir partir un jour plus tôt quand le match est vraiment loin afin que les gamins donnent le meilleur d’eux-mêmes sur le terrain. Après dans la gestion, comme nous avons pas mal d’entraîneurs et d’anciens joueurs qui ont connu le haut niveau, on savait à quoi s’attendre.

Et de votre côté, en tant que coach de club amateur, qu’est-ce que ça vous fait d’imaginer vous frotter à des équipes comme Nîmes, Toulouse, ou encore Bordeaux ?

C’est une fierté et un travail. Aujourd’hui, on s’est préparé à ça. On a commencé à petite échelle à commencer à rivaliser avec des équipes au plus haut niveau régional. On a réussi ces dernières années à faire mieux que rivaliser et non seulement ne pas être derrière mais devant eux et produire autant de qualité voir davantage. Ça fait bizarre de se dire qu’on va jouer contre l’Olympique de Marseille, le TFC et Nîmes. Ce sont toujours des affiches ultra alléchantes pour des jeunes et très motivantes. Après c’est le but du jeu. On a travaillé pour que ces jeunes puissent connaître ces sensations et ce niveau-là tout en gardant les valeurs que nous avons. Nous avons un club familial. Tout le monde se connaît et tout le monde a travaillé pour arriver à ce résultat. Ce n’est pas une surprise.

Donc si d’un point de vue extérieur, beaucoup seraient surpris de vous voir là, vous ne partagez pas ce sentiment…

Non pas du tout. C’est une surprise pour les gens. C’est normal. Ils ne savent pas tout ce qui a été fait. C’est pour ça que je reste personnellement. Un travail a été fait pour stabiliser l’école de football, amener un certain travail en amont. Nous avions toujours eu des joueurs talentueux, mais nous avons toujours été pillés par d’autres joueurs de la région. Ces talents, nous avons réussi à les garder. Ce qui nous a permis de rivaliser au plus haut niveau. C’est une surprise pour les gens extérieurs mais pas pour les gens qui connaissent. C’est un processus qui prend du temps. 10 ans c’est long, mais c’est une certaine logique. C’est le résultat d’un travail.

Demain vous ouvrez donc votre saison en recevant Nîmes. Au regard du calendrier vous aurez rapidement de beaux déplacements. Même si vous avez programmé vos joueurs pour ce nouveau challenge, est-ce que vous n’avez pas peur de faire un complexe d’infériorité ?

Non. On n’a pas de complexe d’infériorité dans le sens où on apprend. Ce n’est que du football, ils ne partent pas en guerre. Ils n’ont pas l’habitude de ça. Mais justement on les prépare à cette gestion des émotions. On la travaille tous les jours. Nous sommes très vigilants dessus. Un gamin qui aura du mal à la gérer, on va travailler avec lui pour essayer de savoir le pourquoi du comment. On essaye de faire rentrer les gamins sur le terrain avec la même motivation, la même envie et qu’ils soient relâchés à l’idée de se dépasser qu’ils jouent un club de District ou l’Olympique de Marseille. Ils font le sport qu’ils aiment. Pour prendre du plaisir il faut avoir une certaine pression, mais ne pas en avoir trop.

Et en face, même quand vos gamins affronterez l’OM, ils verront le logo du club, mais n’auront face à eux que d’autres jeunes U17 …

Exactement, c’est ce qu’on veut leur faire comprendre, qu’ils arrivent à se détacher et ne regardent pas le logo du maillot et se disent plutôt que ce sont des gamins comme nous. Certes, ils auront montré quelque chose en centre de formation mais à nos gamins d’être capables d’aller les titiller et les pousser dans leurs retranchements. Sur un match, on est capable de faire un exploit. Ce n’est pas toujours la plus grosse équipe qui gagne mais celle qui aura le plus envie. C’est ce qu’on essaye de leur inculquer, qu’ils n’aient pas peur du maillot ou qu’ils ne fassent pas un complexe d’infériorité par rapport aux plus grosses équipes. On va nous saisir toutes les occasions pour montrer que les gamins ont aussi du talent, des capacités et sont capables face à des jeunes qui ont déjà un statut que sur 90 minutes, rien n’est acquis.

Dernière question, comment voyez-vous ce premier match contre Nîmes ?

Je trouve que le groupe le vit bien. On a fait une préparation cohérente. Le groupe a un peu d’appréhension, c’est normal. Démarrer par un club pro, c’est normal. Mais après ils ont hâte de démarrer le championnat, que le coup de sifflet soit lancé et de se confronter à un club pro.