Bagnols Pont est au commencement d’une nouvelle aventure excitante en National 3. Après un nul sur leurs terres contre Onet lors de la première journée, les hommes de Rachid Qichou vont essayer de profiter au mieux de l’expérience internationale de leur nouveau coach pour obtenir le maintien au plus vite…

Vous venez de prendre votre premier point en championnat contre Onet (3-3), après une montée glanée en juin sur le fil par vos joueurs. Avant de s’attaquer à ce championnat de N3, vos joueurs ont du essayer de savourer le titre un peu non ?

Effectivement, dans un premier temps c’était assez plaisant qu’un groupe comme celui de Bagnols soit monté en N3. Moi je n’y étais pas, je suis un nouveau coach. On a senti un groupe et une cohésion qui ont permis de bien finir, de monter et d’accéder à la N3. Il y avait bien sûr un temps de plaisir pour savourer cette montée. Mais depuis qu’on a repris la préparation de la nouvelle saison, ça a été largement digéré et les garçons sont vraiment dans une nouvelle phase, focus sur cette N3. Ils ont mis de côté ce qu’ils ont fait de très bien, et même de formidable, pour se concentrer sur l’avenir.

L’avenir pour ce groupe se dessine avec vous comme nouveau coach. Que pensez-vous amener de supplémentaire à ce groupe dans l’optique du maintien ?

Mon idée avec cette équipe c’est de pouvoir les préparer à être au niveau de ce groupe N3. Ce n’est pas un groupe N3 facile. Il n’y a pas de matchs facile, je le dis souvent. Dans un premier temps il faut les mettre au niveau et de surtout les mettre dans une ambiance N3. Quand je parle ambiance, je parle d’un point de vue athlétique, tactique et essayer de les mettre dans les meilleures conditions pour évoluer dans ce groupe. L’idée est donc d’apporter une notion de sérénité dans ce groupe et une notion de travail pour que l’on puisse aborder de la meilleure des façons ce championnat de N3.

Ce championnat de N3, en tant que coach vous l’avez déjà côtoyé ?

J’ai plutôt une expérience à l’étranger. J’ai fait de la Ligue 1, de la Ligue 2 à l’étranger. J’ai aussi été responsable de centre de formation, même si à l’étranger on appelle ça académie. Le haut niveau je connais et surtout sa particularité. A moi d’essayer d’apporter mon expérience pour arriver à quelque chose de normal, de concret dans cette N3. Plus on monte vers le monde pro, plus il y a de l’exigence. Plus il y a de l’exigence, plus on parle de performance. On doit donc être dans une performance continuelle avec ce groupe, du début à la fin.

Quels pays avez-vous traversé du coup ?

J’ai fait les Emirats, l’Arabie Saoudite, le Japon, la Serbie.

Des expériences très hétéroclites qui peuvent vous permettre d’amener un football différent à vos joueurs !

Oui. Le football m’a permis de travailler avec plusieurs coachs, dont des coachs internationaux. J’ai travaillé avec des coachs Portugais, des Roumains, d’autres qui ont fait 500 matchs de Ligue 1 étrangère, des coachs professionnels. Ça m’a permis d’avoir ma propre expérience, sans oublier la formation Française que j’ai qui m’a donné un point de départ. Ça me permet de mon côté d’articuler ce que je sais autour de cette équipe.

Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur cette saison 2022/23 avec Bagnols et vos ambitions ?

On est partis sur un projet sénior englobant toutes les équipes. Mon idée est de stabiliser sportivement l’équipe fanion. On va vous dire oui il y a cinq descentes, ça va être difficile. Mais ça va l’être pour tout le monde. Des équipes comme Nîmes sont descendues en R1 alors que c’est un club formateur. Je veux finir le plus haut possible et prendre en compte les contraintes : les cinq descentes, les réserves de club professionnels, les descentes de N2. J’aime les challenges et ce challenge me convient très bien. Je suis concentré dans ce challenge pour réussir avec ce groupe.

Est-ce que ce groupe s’est renforcé durant l’été ?

Oui, on a quelques recrues. Même si ce n’est pas fini. On essaye de réfléchir comment on pourra articuler cette équipe. Encore une fois les individualités dans un groupe, c’est ce qui m’importe le plus. J’ai besoin de connaître les joueurs. L’idée était d’articuler entre les joueurs cadres en place et de nouveaux joueurs histoire d’avoir une équipe vraiment compétitive.