S’il était initialement annoncé entraîneur principal de la réserve du FC Sète, Julien Soares fait finalement parti du staff technique de l’équipe fanion Héraultaise. Le second adjoint de Nicolas Le Bellec revient sur les conditions de ce changement, le début de saison des Sétois et l’affiche de samedi contre Toulon comptant pour la troisième journée de National 2.

Tu devais reprendre l’équipe réserve, tu es aujourd’hui adjoint de l’équipe fanion du FC Sète. Qu’est-ce qui a conduit à ce cheminement et quel est ton rôle au sein de ce staff ?

J’ai commencé la préparation avec la N2 en tant qu’observateur afin de pouvoir déjà me familiariser avec le plan de jeu de Nicolas Le Bellec, pouvoir voir ses principes offensifs et défensifs. J’ai été super bien accueilli dans le groupe par lui, son adjoint et son préparateur physique. Je suis resté enthousiaste dans cette préparation. J’étais là le matin, le soir et je me suis investis à 200%. Le feeling est très bien passé. Quand j’ai décidé pour des raisons personnelles de ne pas prolonger l’aventure avec l’équipe R1, le coach m’a appelé pour me demander de rester avec eux car ce trinôme fonctionnait bien. Je suis aujourd’hui dans le staff technique. On dira que je suis là pour épauler le coach et son adjoint. Mon rôle, c’est de prendre déjà de l’expérience auprès d’un entraîneur formé du DEPF. C’est une formation continue après l’obtention de mon BEF. Sur les matchs, je m’occupe de l’échauffement, de la préparation à la compétition. Sur les entraînements, je suis là sur tout ce qui est activation, l’échauffement. J’assiste l’adjoint sur des jeux. Des fois je les anime. On est au sein du staff sur l’analyse de l’adversaire pour pouvoir établir un plan de jeu sur les futures rencontres du championnat de N2.

On peut dire que tu fais un pas de géant dans ta carrière de coach !

Oui j’ai pris les bottes de Sept Lieux on peut dire. Je suis investi pour pouvoir réaliser ce pas de géant. J’ai peu d’expérience, maintenant j’ai beaucoup de volonté. Après, je sais rester à ma place. C’est important de le souligner. Je suis là pour prendre de l’expérience et continuer à me perfectionner dans le rôle d’entraîneur et dans mon point faible : le management d’une équipe, là où j’ai beaucoup à travailler. C’était quelque chose qui m’intéressait moins que le côté sportif dans le football.

D’où l’intérêt pour toi de pouvoir apprendre auprès d’un coach qui a l’expérience et les qualifications pour combler tes propres lacunes…

Exactement. Je prends cette expérience comme une formation continue. Comme on pourrait dire dans le jargon, j’apprends sur le terrain. C’est bien beau la formation et les livres, mais rien ne vaut le rectangle vert et ses animations : rencontrer de la difficulté, gérer des problématiques. Ça me permet de voir et d’engendrer de l’expérience de par Nicolas Le Bellec et Enzo Donis, plus jeune que moi mais qui a une sacrée expérience dans le football professionnel et dans le foot national. J’ai de l’expérience à prendre chez tout le monde.

Prochaine affiche pour vous la rencontre contre Toulon. En analysant leurs forces et faiblesses, que devra montrer Sète pour prendre des points ?

C’est compliqué. On est encore en plein taff sur leur analyse. Mais on sait que c’est une équipe qui sera rugueuse dans les duels, qui est joueuse, et avec énormément de qualité individuelle et collective au vue de leurs prestations sur leurs deux matchs, même si leurs résultats sont négatifs. C’est quand même une grosse ossature de cette poule de National 2 et de ce groupe C. On va mettre nos armes de notre côté pour pouvoir répondre présent dans ce challenge qui nous est donné samedi à 18h. Après question tactique et technique, pour l’instant il n’y a pas de plan de jeu imposé. Nous allons garder nos armes et notre ferveur Sétoise pour pouvoir leur poser des problématiques dans le jeu et dans l’impact physique.

Et au niveau de votre groupe, qu’en est-il de cette fin de préparation ? Le groupe doit-il encore monter en puissance ?

On sort d’une préparation de huit semaines. Ce qui est déjà énorme. Nous avons eu beaucoup de remaniements au sein de cet effectif. Notre atout, c’est d’avoir un effectif compétiteur, volontaire et qui travaille beaucoup. Ils sont demandeurs. Et surtout, nous avons une osmose saine à l’intérieur du groupe avec des joueurs humainement incroyables. Moi aujourd’hui, c’est vraiment ce que je peux ressortir de ce groupe. C’est un groupe qui a envie de travailler, qui nous pose énormément de questions qui nous demande énormément tactiquement et physiquement et c’est vraiment une qualité. Après est-ce qu’on répondra sur la continuité de l’année, à voir. On se prépare pour être constants sur la saison entière. Mais après aujourd’hui, de jeunes joueurs de la formation Sétoise ne connaissent pas le niveau National. On a quatre cinq joueurs issus de la formation Sétoise. C’est très bien. Il y a de la qualité dans notre formation. Maintenant, ce sont des joueurs qui vont être amenés à prendre de l’expérience très rapidement. On les a inclus dans cet effectif et sur des matchs de championnat très rapidement. On est contents du groupe. Maintenant il nous manque un peu d’expérience, mais on fera avec les moyens du club.

Dernière question, vous descendez à cause de l’extra-sportif en N2. Est-ce que l’objectif est la remontée immédiate ?

Non pas du tout. Il n’y a pas d’objectif de remontée immédiate. L’objectif est premièrement de réaliser le maximum de matchs de qualité, d’engendrer un maximum de points pour se maintenir et ensuite, on verra par la suite. Si nous avons des coups à jouer, nous les jouerons à fond. Mais on va rester les pieds sur Terre aujourd’hui. Le premier objectif avec ces cinq descentes, c’est de se maintenir dans ce championnat de National 2.