Le coup est pour le moment difficile à prendre pour les U19 de Blagnac dans ce championnat National. Avec deux défaites en autant de rencontres, les hommes de Bryan Marjoux vont devoir montrer qu’ils apprennent de leurs revers pour faire un résultat ce samedi contre l’AS Saint-Etienne.

On s’est quitté début juin avec un titre de champions Régionaux U18 et la perspective de cette montée en U19 Nationaux. On y est trois mois plus tard. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur votre préparation pour ce nouveau championnat…

Au niveau du recrutement, on a recruté neuf nouveaux joueurs venant de l’extérieur. Après c’était ciblé dans la région. Nous ne sommes pas allés chercher en dehors de l’Occitanie, et même du département Haute-Garonne. La seule recrue qui vient de l’extérieur, c’est notre attaquant qui vient de Canet. Après ça vient de Muret, Castres. Des joueurs qui viennent de pas trop loin. En terme de préparation, on a eu quatre semaines de préparation en reprenant le 25 juillet. Ça faisait peut-être une semaine de retard par rapport aux autres équipes. Mais en finissant les détections presque fin juin, je voulais faire souffler les joueurs pendant un bon mois.

Comment s’est passée cette reprise ?

On a repris avec des entraînements quotidiens et des matchs amicaux à partir de la deuxième semaine. On a aussi fait un week-end de cohésion à Narbonne pour permettre de connaître les nouveaux en dehors du terrain. Ils se sont vraiment bien intégrés au groupe. On a bien rigolé pendant ce stage et il a bien servi pour cette saison à venir. Les anciens ont bien accueilli les nouveaux.

Et après deux journées, comment sont vos joueurs d’un point de vue physique ?

Au niveau physique, je pense qu’on est prêts. Le premier match contre le TFC, selon moi, on finit mieux qu’eux. Les joueurs sont prêts. J’ai un groupe de 25 joueurs et nous n’avons eu que deux blessures pendant la prépa. C’est un bon point. On est prêts pour ces matchs. Après ce n’est pas le physique qui nous a posé problème sur ces deux premiers matchs.

Effectivement le bilan comptable n’est pas au top avec ces deux défaites en deux matchs. Est-ce que vous avez mis le doigt sur les soucis rencontrés ?

Oui je pense qu’on n’a pas perdu les matchs physiquement. On les a perdus au niveau tactique et surtout technique pour le match d’Istres. Le premier match contre le TFC, c’était une rencontre contre une équipe vraiment supérieure à nous. Nous avons su nous mettre à leur niveau en deuxième mi-temps. Avec un peu plus de réussite, nous aurions pu aller chercher le nul. J’ai surtout des regrets sur ce deuxième match contre Istres, une équipe un peu plus de notre niveau. Mais on était en dessous de tout au niveau technique, tactique et surtout dans l’esprit. C’est ce qui est revenu sur ce deuxième match malheureusement. On a beaucoup travaillé sur ces points durant la semaine pour remettre un peu l’église en centre du village au niveau de la cohésion. C’est ce qui faisait notre force l’année dernière et c’est malheureusement ce qui nous a manqué à Istres la semaine dernière. On n’a pas senti un groupe qui jouait et vivait ensemble.

Est-ce que vous ne craignez pas que vos joueurs fassent un petit complexe d’infériorité dans ce championnat ?

J’ai eu un peu peur sur le premier match. Mais ils m’ont rapidement montré que je n’avais rien à craindre. Par rapport à l’année dernière, nous n’aurons pas autant le ballon que les années précédentes. La philosophie de jeu des clubs pros, c’est de partir de derrière et d’avoir une bonne conservation. Par rapport à ça, ça va être compliqué. On va essayer de s’y adapter, comme contre le TFC. C’est ce qu’on va devoir faire lors des quatre prochains matchs où l’on reçoit quatre clubs professionnels. Mais non il n’y a pas de complexe d’infériorité. Je ne pense pas.

Vous avez évoqué quatre affrontements de rang contre des clubs professionnels. Ça commence ce week-end avec la réception de St Etienne. Les Verts c’est 4 points sur 6 pour le moment. Quel sera le mot d’ordre pour cette rencontre après deux défaites ?

Là le mot d’ordre c’est d’ouvrir le compteur points le plus rapidement possible. Même si c’est un point, il faut absolument ouvrir ce compteur dans ce mois de septembre malgré ces quatre matchs qui arrivent contre St Etienne, Marseille, Monaco et Montpellier. Ce sont quatre gros matchs à jouer. Mais on ne peut pas se permettre de ne pas ouvrir le compteur points sur ces quatre matchs. L’objectif de ce week-end c’est d’ouvrir le compteur points. Un ou trois points, mais il nous les faut pour la confiance et pour la suite. Sinon avoir ce discours toutes les semaines, ça va être compliqué si les déceptions s’enchaînent tous les week-ends.

Vous avez un peu préparé vos joueurs à ce qu’ils devaient redouter durant cette rencontre ?

Comme je le disais tout à l’heure, c’est un match contre un club pro. J’ai vu leur match à Istres lors de la première journée. Ils ont une philosophie de jeu où ils partent de derrière avec des milieux de côté très rapides et des joueurs offensifs très rapides. Au milieu c’est très technique. C’est assez costaud. Sur le match contre Istres j’ai vu des joueurs qui jouaient au ballon et efficaces devant avec de la percussion. C’est le football d’aujourd’hui en centre de formation. Comme au TFC. Ça repart de derrière et ça essaye de créer des décalages rapidement avec des joueurs aux ailes qui vont très vite. Ça sera un match compliqué mais nous avons la chance de pouvoir jouer de telles rencontres. C’est une légende du football qui vient. Même si les jeunes de 18-19 ans ne connaissent pas l’histoire de St Etienne. Les joueurs autant, les parents savent ce que St Etienne représente. Malgré les résultats de l’équipe une et la descente, les points en moins au départ du championnat, ça reste un gros centre de formation et un club historique.