Chaque semaine, notre confrère d’ISO vous offrira une interview en immersion au plus proche des terrains. Retrouvez cette semaine l’interview de Greg Lacoste, coach de l’équipe réserve de Luzenac. Avec les ambitions de montée de l’équipe fanion, quel avenir pour sa réserve descendue au niveau district en juin dernier ?

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur l’effectif de l’équipe réserve ? Avez-vous un effectif distinct ou vous travaillez avec un seul gros groupe senior ?

A cette heure, je compte un effectif d’une vingtaine de joueurs dans le groupe D1. Comme on dit régulièrement le meilleur recrutement a été de fidéliser le groupe en place la saison dernière. Il est difficile après une descente d’un niveau régional à un niveau départemental d’éviter un exode massif. C’est notre cas, grâce à l’ambiance, le plaisir à vivre ensemble, seulement 3 joueurs sont partis pour des projets régionaux. 4 jeunes joueurs à forts potentiels nous ont rejoint et 3 autres intègrent le groupe après avoir fait leurs classes dans les catégories de jeunes du club. Notre situation géographique, la politique du club basée sur la post formation en équipe réserve et notre logistique particulière nous obligent à bien cibler des profils de joueurs. C’est une réalité qu’il faut accepter et qui me correspond entièrement. Autre réalité à laquelle il faut faire face, l’élan générationnel de consommation, d’impatience et de manque de lucidité, il faut tout de suite, sinon on va consommer ailleurs prendre un billet de 50 dans un club de région toulousaine. A mon sens, de nos jours, les joueurs oublient trop la notion de projet sportif individuel à moyen terme. On en revient au manque de patience, à la consommation. Depuis 2 ans mon recrutement va dans ce sens, de jeunes joueurs travailleurs, lucides sur leurs niveaux et expériences à l’instant T, avec un « potentiel R1 » qui viennent découvrir le monde seniors avec nous avant je l’espère pour eux intégrer le groupe R1. La meilleure réponse a été donnée la saison dernière où des Araud, Lafaille, Cazé, Sans, Perilhou, Jarguel, Leclerc ou Quentin Eychenne ont foulé les pelouses de la R1. Les 2 derniers ont même débuté plus d’une dizaine de matchs en tant que titulaires. Nous travaillons tous ensemble à Castelmaurou la semaine avec des séances séparées et d’autres en commun.

On connait les ambitions de votre équipe fanion qui veut revenir au niveau National, est-ce que l’objectif serait de faire suivre la réserve ou ça serait difficile de jouer sur les deux tableaux ?

Sans langue de bois, je déteste donner des objectifs en début de saison, en janvier, je pense qu’on y verra plus clair. Comme toute équipe réserve, on dépend trop des aléas du groupe R1, blessures, suspensions. Le groupe R1 est très solide, travaille ensemble depuis quelques années avec un groupe sain, expérimenté et talentueux. Il a tout pour réussir une belle saison. On croise les doigts pour qu’il soit touché le moins possible par des blessures. On sait que la poule R1 est cette saison très relevée avec des St Estève, Narbonne et les autres. J’espère que les Ariégeois du football seront tous les week-end de matchs à Paul Fédou derrière ce groupe qui est depuis des années le porte drapeaux du département.

On peut dire que votre poule de D1 a monté de niveau avec plusieurs descentes de R3 la saison dernière. Ça s’annonce compliqué cette année !

Je pense que la D1 n’a jamais été aussi solide que cette saison. Quand je regarde le calendrier et les matchs a venir, cela fait mal à la tête. Je n’y vois aucun match tranquille. Quatre équipes réserves « kinder surprise » en fonction des descentes et des aléas de leurs équipes premières respectives. Des équipes revanchardes de hauts niveaux comme St Jean, St Girons et Mazères. Des vrais clubs comme je les aime et respecte énormément avec un village derrière, un esprit club et l’amour du maillot comme Vernajoul, Rieux et Coussa. Sans oublier et je suis bien placé pour en parler en tant qu’enfant du Pays d’Olmes, Laroque et le talents individuels des joueurs de ce coin là, qui seront aussi très bien coaché par mon ami d’enfance Mourade. Il faudra être prêt chaque week-end et faire preuve d’envie, de maturité et de solidarité pour relever le défi matchs après matchs.

Quelles seront les forces de votre équipe pour rivaliser avec des formations comme St Jean du Falga ?

Excepté Pablo Verdié, tous mes joueurs sans exception sont nés entre 2001 et 2004. Quand j’ai dis cela, j’ai tout dis… Nos forces en découlent, la fougue, l’envie, la vitesse d’exécution, la facilité a répéter les efforts, la technique et la folie dans nos temps forts. Comme on dit dans le jargon, on va essayer d’être une équipe joueuse et prendre un maximum de plaisir sur les terrains. Toutes ces qualités qui seront aussi nos défauts si l’on n’allie pas toutes ces choses là avec un peu maturité. L’expérience accumulée lors de la saison précédente devra nous aider à gérer au mieux, à l’inverse, les temps faibles.