C’est un match de gala que recevra Blan pour ce troisième tour de Coupe de France ce dimanche. Après avoir sorti Massals au tour précédent, le club de D2 Tarnaise recevra cette fois un club de Régional 2, St Orens. Un gros poisson qui se dresse sur la route des hommes de Gaël Marrouat à une semaine de la reprise du championnat.

St Orens vient se frotter à vous cet après-midi à l’occasion du troisième tour de Coupe de France. C’est clairement un match de fête, mais aussi un match rugueux qui s’annonce pour vous !

Exactement. À savoir que pour les 100 ans de la Coupe de France, nous avions atteint le quatrième tour de la Coupe en éliminant au troisième tour une R2 qui était St Juery. Depuis le début de la saison, on a recruté de bons petits joueurs et on s’est donné cet objectif d’atteindre au moins le quatrième tour. Forcement ce match est complètement comme une finale de championnat. C’est notre objectif de début de saison, et on le prend vraiment comme un match clé et non pas comme une fin de préparation.

Un match clé contre une très grosse équipe. Comment vous avez préparé vos troupes à jouer contre un adversaire contre lequel il n’y a pas photo sur le papier ?

Nous avons déjà des joueurs qui ont connu ce niveau Régional. C’est une facilité pour nous. Pour un club de D2 comme le notre, ils ont des attentes autres que rester à ce niveau. Ce match-là pour nos joueurs, ça va être un petit challenge en se disant que si on veut atteindre nos objectifs à savoir jouer l’année prochaine en D1, nous permettra de voir un peu notre niveau. Il y a une source de motivation énorme pour nos joueurs.

C’est un peu la suite de votre projet de pouvoir par la suite confirmer vos ambitions de monter en faisant une belle prestation ce dimanche déjà !

Exactement. On a déjà cette ambition commune. J’ai un groupe jeune avec des cadres, mais une motivation sans faille surtout pour un si beau match avec une très belle affiche et un club de St Orens que je connais très bien.

St Orens qui descend donc de R1, où ils étaient avec Graulhet et Albi Marssac. Vous avez pu aller un peu à la pêche aux infos !

Oui surtout que j’ai des joueurs qui étaient du club qui sont aujourd’hui vers Baziège et que je connais très bien. Ils m’ont appelé pour me donner quelques petits informations sur l’équipe de St Orens, sur les recrues, les départs, et l’état d’esprit général. On ne va pas forcément tout prendre en compte. Mais ça peut nous aider pour motiver davantage les gars. On est curieux. Le match va attirer du beau monde, surtout un dimanche.

On a évoque le championnat qui reprendra en suivant. L’année dernière vous avez été coiffés au poteau après avoir été leader quasiment toute la saison. Est-ce que vous avez essayé de mettre le nez dans les failles que vous avez eues ?

Ce qui nous a manqué c’était un peu d’expérience. Je suis parti avec un groupe très jeune. J’ai repris l’équipe pendant le covid, je suis un ancien joueur. La première année, nous n’avons disputé que trois matchs. On était sur deux victoires et un nul. L’an dernier on commence très bien et on se retrouve à six ou sept journées de la fin avec 7 points d’avances en tant que leader de championnat ! C’est grossier un peu le mot, mais je pense qu’on s’est vu trop beau. On s’est vu trop beau rapidement et on a flanché sur notre inexpérience. Un peu de jeunesse, de fougue, de ci, de là, et voilà. Cette année, on a complètement regagné en maturité avec quelques nouveaux joueurs qui apportent de l’expérience malgré leur jeunesse. Si on ne doit pas rééditer quelque chose de l’an dernier, c’est vraiment rester concentrer du début à la fin et ne pas se dire qu’on est montés malgré l’avance. Ça nous coûtera peut-être moins de points. L’an dernier on a perdu trois matchs d’affilé en ayant eu sept points d’avance.

Et derrière, les adversaires ont su en profiter.

Exactement. Je pense qu’on est une équipe, dès qu’on est un peu dos au mur, c’est là qu’on répond le mieux. Face à des équipes comme St Orens, une équipe qui arrivera avec quatre niveaux d’écart, l’expérience, une descente de R1 et des tours de Coupe de France qu’ils connaissent mieux que nous, connaissant mon groupe, je pense que ça ne peut être que bénéfique pour tout le monde. On va totalement les respecter, surtout en les jouant à la maison. On ne va pas les regarder et on va se faire plaisir. C’est un super match et une superbe fête pour tout le monde.

En suivant votre raisonnement, on peut dire que jouer St Orens vous offre plus de chances que de jouer Chanac qui est en D4 !

Sincèrement c’est ce qu’on se disait. Nos amis de l’US Autan, eux se déplacent à Lézignan. Je connais Lézignan pour les avoir vus jouer en R3 à Baziège, aujourd’hui ils sont en D1. Je préfères sincèrement recevoir St Orens que me déplacer à Lézignan, un club très rugueux et très dur. C’est une superbe affiche. Nous avons une équipe qui joue énormément au ballon. C’est quelque chose qui ne nous fait pas peur. On ne va pas se défiler et c’est un challenge énorme pour nous.